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Angry Nerd : The Hobbit

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Depuis quelques temps, je suis à la masse : je regarde moins de séries (je dois être un des rares à ne pas avoir piraté la saison 3 de Game of Thrones), je me bats pour lire péniblement des livres pourtant indispensables (La Horde du Contrevent, H2G2), j’attends au moins deux jours avant de lire les BD que j’achète et surtout, je ne vais plus au cinéma.

Cela n’a rien à voir avec le fait que, passé 26 ans, se faire un ciné revient à se faire violer le compte en banque. Ce n’est pas non plus parce que les salles de cinéma sont essentiellement fréquentées par des connards sans éducation (mais avec des smartphones lampes de poche). Ni parce que certains producteurs mal intentionnés continuent à adapter les romans de Stephenie Meyer.

Eteins ton putain de téléphone ducon !

Eteins ton putain de téléphone ducon !

J’aime le cinéma au cinéma, l’écran gigantesque, le son à la limite de l’explosion de tympan, les pubs et les bandes-annonces. Pour tout vous avouer, j’ai même dû enterrer des amis vivants après qu’ils m’aient filé une version screenée d’un film… Sacrilège !

Je n’ai pas mis les pieds au ciné depuis Skyfall, c’est tout.

Ceci dit, pour ne pas mourir idiot (le moins possible en tout cas), je me dois de temps en temps de rattraper ce retard. Et il se trouve qu’il y a peu, ma box m’offrait un film en VOD et que le Hobbit était survendu sur la page d’accueil. Comme je ne suis pas quelqu’un de particulièrement influençable, j’ai hésité au moins 8 secondes.

Et là, ce fut le drame !

Soyons clair : j’ai lu Bilbo le Hobbit vers l’âge de 10 ans. Quelques années plus tard, j’ai lu le Seigneur des Anneaux et j’ai adoré les adaptations de Jackson. La mise en image de l’univers de Tolkien m’a complètement convaincu, même (voire surtout) en version longue avec 26 heures de bonus. Malgré quelques rares choix contestables, quelques entorses au roman, Jackson et sa bande ont réussi à transformer un bouquin imbouffable en classique du cinéma. Chapeau bas, tout ça…

Je n’explique donc pas le foirage qu’est The Hobbit. Comment les même gens, jusque-là talentueux, ont pu pondre une improbabilité pareille ?

Au risque de perdre ma subjectivité propre à moi que j’ai, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir les critiques sur Allociné ou IMDB. Au début, je n’ai pas compris l’engouement pour le film, les bonnes notes, les étoiles en pagaille et les critiques dithyrambiques, que ce soit de la presse spécialisée ou des spectateurs. Et puis, je me suis souvenu du phénomène Twilight (je vous invite à lire certaines critiques hautement argumentées, c’est édifiant). Et comme pour Twilight, je me suis retrouvé dans la majorité des critiques les plus dures. Alors soit je deviens un vieux con (ce qui est fort probable au demeurant), soit les gens perdent tout sens critique dès qu’on leur colle des lunettes 3D sur le nez (rappelez-vous Avatar)…

Car mettons-nous d’accord, la 3D n’est pas un argument quant à la qualité d’un film. Je ne sais pas ce que The Hobbit donnait en 3D, mais comme j’ai un a priori négatif sur ce que je considère de toute façon comme un gadget inutile et une arnaque à peine déguisée pour faire encore plus de cash, autant vous dire que ça m’en touche une sans faire bouger l’autre (©Jacques C.).

Rien à secouer de la 3D !

Rien à secouer de la 3D !

Alors oui, c’est beau. Même sur l’écran de ma télé, en 2D, la Nouvelle Zélande sous photoshop, ça envoie du pâté. Alors peut-être qu’au ciné, sur grand écran, l’objectivité est mise à mal par la beauté graphique du film (d’animation ?).

Si on ajoute une mention spéciale pour le très bon Martin Freeman (dans le rôle-titre) et pour la scène entre Bilbo et Golum (seule scène valable où la tension vous scotche à l’écran), j’en ai malheureusement fini avec les éléments positifs.

Aucun suspense, on sait que Bilbo s'en sort. Et pourtant, ça fonctionne !

Aucun suspense, on sait que Bilbo s’en sort. Et pourtant, ça fonctionne !

Je suis obligé de revenir sur le format choisi : 3 films de plus de deux heures pour adapter un roman de 300 pages. Déjà là, j’ai un problème. Avant de voir le film, j’ai entendu que Jackson voulait faire une vrai préquelle à sa trilogie, en ajoutant à l’histoire de Bilbo des éléments tirés d’autres écrits de Tolkien ou de passages absents de son adaptation du Seigneur des Anneaux. A l’époque, je me disais « pourquoi pas », aujourd’hui je me dis « what the fuck » (oui, j’ai appris l’anglais entre temps).

Le film n’est qu’une succession frénétique de scènes d’action qui n’ont parfois aucun lien entre elles, aucune justification, mais qui, surtout, n’ont aucune portée dramatique. Et pour cause, les personnages principaux sont tout juste nommés avant d’être mis en danger. Difficile dans ce cas de s’y attacher et de craindre pour leur vie (qui de toutes façons ne risque apparemment pas grand-chose vu ce qu’ils encaissent sans broncher).

Faisons un tour d’horizon :

  • Gandalf d’abord.
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"Wizardry rocks, bitches !"

Alors là, les scénaristes comptent sur le fait que les spectateurs ont déjà vu le Seigneur des Anneaux. Sans ça, vous savez juste que c’est un magicien qui fait des feux d’artifice, qui invite ses potes nains chez un hobbit qui n’avait rien demandé, qui a manifestement un problème avec les jeux d’argent (et le jeu d’acteur, vu le piètre cabotinage de Ian McKellen), qui se révèle quand même surpuissant (genre mage-guerrier niveau 75) mais qui prend des décisions capitales au feeling.

  • Bilbo.
"Mais qu'est-ce que je fous là, sérieux ?"

"Mais qu’est-ce que je fous là, sérieux ?"

Même combat. On ne sait rien de lui si ce n’est qu’il se laisse envahir et convaincre facilement. Tout juste nous balance-t-on le nom « Touque » censé justifier le côté aventureux de Bilbo. Tant pis pour vous si vous n’avez pas lu le roman pour savoir qui sont les Touques.

  • Les nains.
Une belle bande de vainqueurs...

Une belle bande de vainqueurs…

Ah ah fucking ah ! Gimli doit se retourner dans sa tombe. Le nain du Seigneur des Anneaux réussissait à être la caution comique du film tout en étant méchamment badass. Les nains du Hobbit sont 13 blagues qui auraient eu leur place dans le premier Asterix de Zidi. Certains, comme le chef (Thorin) ou, pire encore, Kili-le-vampire-de Being Human, ont carrément oublié de passer par la case maquillage et ne ressemblent pas à des nains. Les autres sont des caricatures : gros nez, pilosité et coupe de cheveux improbables. On a même droit à Simplet.

simplet hobbit

Leur interminable présentation (dans laquelle on découvre que les nains sont envahissants, malpolis, mangent comme des porcs, rangent quand même leur bordel après coup, sont des ninjas de la vaisselle et chantent avec un air grave) ne vous laissera aucun souvenir de leur nom. De toute façon, sur les treize, seuls deux ou trois ont plus de deux lignes de texte ou plus de trois minutes à l’écran.

Là-dessus, balancez un méchant orc albinos sorti de nulle part, un magicien sorti d’un Disney, des gobelins moches, un roi gobelin encore plus laid (palme de la mort la plus ridicule), des araignées, des Trolls, des fantômes, un nécromancien, des elfes, des ouargues, des aigles, des géants-montagnes (palme de la scène du film la plus ajoutée-pour-faire joli-dans-un-film-en-3D-mais-qui-n’a-aucun-intérêt), Golum, Elrond, Galadriel, des bouts de dragon… Secouez le tout et choppez une bonne indigestion.

Le pire, c’est qu’il y a encore deux films derrière avec encore plus de dragon, plus d’araignées, plus d’elfes, plus d’orc albinos, plus de bataille épique…

Et le pire du pire, c’est que les gens vont adorer.

 
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Publié par le 08/05/2013 dans Livre, [Ciné], [Geek]

 

Avec le temps, va…

L’autre jour, par un beau dimanche ensoleillé, je me suis enfermé dans le noir pour enfin voir la fin de la série Fringe.

Bon là, si vous êtes l’un des deux lecteurs assidus de ce blog, vous savez déjà que je vous embarque pour une intro de 1000 bornes.

1000 bornes

Pour ceux qui l’ignoreraient, Fringe est une série de J.J. Abrams (connu entre autres pour Alias, Lost, le reboot de Star Trek et le futur Star Wars avec Mickey) qui s’est conclu en janvier dernier après 5 saisons et 100 épisodes. Fringe, qui tire son nom du terme Fringe Science (la science marginale), c’est un peu le X-Files des années 2000 : des enquêteurs à lampes-torches, des phénomènes paranormaux, des complots à tiroirs, des méchants polymorphes (mais non-fumeurs)…

Fringe

Je n’en ferai pas de critique approfondie ici parce que 1) je risque d’être méchant avec une série qui fut très bonne à ses débuts et 2) ce n’est pas le sujet de ce billet.

Malgré tout, c’est le final de Fringe qui m’a poussé à pondre la diatribe (oui, quand je suis énervé, j’utilise des mots compliqués) qui va suivre et qui part d’un constat simple mais malheureux :

Hollywood doit arrêter de jouer avec le temps !

Le fait est que dès qu’un auteur essaie de jouer avec le « continuum espace-temps », il finit très souvent par se prendre les pieds dans le tapis de la causalité pour finir en face-plant dans le mur des paradoxes.

Je vous préviens tout de suite, si vous avez aimé Terminator, Retour vers le Futur ou Lost, bah moi aussi, ça tombe bien. Cependant, je vais spoiler à mort ces œuvres (et d’autres) et leur faire mal au scénario.

back-to-the-future-delorean

- LES POSTULATS -

J’aurais bien voulu faire mon beau et aligner tout plein de théories scientifiques bien touffues sur la vitesse de la lumière ou l’impossibilité du voyage rétrograde (ou, pour les plus cons d’entre vous, le voyage dans le passé), mais je me suis vite rendu compte que c’était chiant, qu’il fallait citer des astrophysiciens à moustache ou en fauteuil roulant et que Wikipedia n’est pas une source suffisante.

Du coup, je vais me contenter de vous lister les règles logiques qui rendent impossible tout scénario à base de DeLaurean.

Règle n°1 :

You do not talk about fight club !

 *

Règle n°2 :

You do not talk about fight club !

 *

Règle n°3 :

Toute cause entraine des conséquences.

Cause / Conséquence

Cause / Conséquence

Ca à l’air tout bête comme ça, mais un évènement (la cause) semblant dérisoire peut avoir des conséquences terribles. Ou du moins, inattendues.

Ex 1 : Je me rase ce matin : ma femme me trouve tout doux et décide de me faire l’amour comme une bête sauvage avant de partir bosser, ce qui me met en retard au boulot, ce qui entraine mon licenciement.

Ex 2 : je ne me rase pas ce matin : ma femme trouve que, comme d’habitude,  je ne fais aucun effort et part bosser en faisant la gueule, j’arrive à l’heure au boulot mais en rentrant m’a femme est partie avec ses affaires et le chien.

*

Règle n°4 :

Le voyage vers le futur est impossible à moins que tout soit prédestiné.

Si on reprend les exemples précédents, deux futurs sont possibles en fonction du choix de me raser ou pas. Donc :

- soit il y a un destin et le choix de me raser ne m’appartient pas. Le futur est écrit à l’avance, les voyages y sont envisageables et les prévisions de Paul le Poulpe s’expliquent enfin.

Si tu comprends cette référence, tu es vieux !

Si tu comprends cette référence, t’es vieux !

-  soit il n’y a pas de destin (mais ce que nous faisons). Une infinité de futurs est possible ce qui rend la balade pour le moins hasardeuse (pour ne pas dire carrément aléatoire, n’ayons pas peur des mots) faute de destination précise. Et les prévisions de Paco Rabane s’expliquent. Celles de Nostradamus aussi. Et celles d’Elisabeth Tessier… Et celles des mayas…

*

Règle n°5 :

Toute modification du passé entraine une modification du futur.

Bon, dit comme ça, c’est logique, mais c’est là la cause des paradoxes ou des univers parallèles.

  • Si on considère que le temps est une ligne droite, les balades temporelles entrainent des paradoxes.

Ex : Si je retourne dans le passé pour tuer mon père (ou ma mère, ne soyons pas misogyne) avant ma naissance, je ne suis donc pas né et ne peux donc être retourné dans le passé pour tuer mon père (ou ma mère, ne soyons pas misogyne) avant ma naissance. L’univers implose.

La parade est, ici encore, l’idée de destin. Quoi qu’il arrive tout est écrit. Je ne pourrais donc pas tuer mes géniteurs quoi que je tente et, au contraire, faciliterai peut-être leur rencontre (pendant un bal de promo dans les années 60 par exemple). Du coup, dans cette conception le temps fait plutôt des boucles.

  • Si on considère que le temps se dédouble à chaque modification, on se retrouve avec tout un tas d’univers parallèle plus ou moins rigolos-cheap comme dans Sliders.

*

Règle n°6 :

Le retour vers le futur est un poil compliqué

Se balader dans le passé c’est fun, mais encore faut-il penser à rentrer, y a école demain.

Sauf que si le futur est multiple, où/quand rentrer ? Dans le futur duquel on est parti et qui donc n’aura pas été modifié (super utile !) ou dans le futur modifié dans lequel on a pas sa place (histoire du monde et de sa propre vie modifiée, paradoxes, double de soi-même… un beau bordel)

Et même si le futur est une ligne droite à boucle (oui, je sais, l’image est pas hyper cohérente), si on rentre avant d’être parti, on risque fort de se croiser, créant ainsi un nouveau paradoxe.

Ex : je pars en 1969, pour voir Armstrong jouer de la trompette à vélo sur la Lune. Admettons, même si cela reste hautement improbable, que ma présence ne change rien au cours du temps. Si je retourne dans mon présent 5 minutes avant d’être parti pour pouvoir me raconter ce que j’ai vu, cela crée un nouveau paradoxe, l’univers fait « pouf » et disparait à nouveau dans un nuage de fumée.

Dans ce cas, le plus simple pour les neurones et le plus sûr pour l’univers est de revenir 5 minutes après son départ vers le passé, quitte à disparaitre pendant 5 minutes (ce qui pose d’autres problèmes j’en suis conscient mais ne compliquons pas un sujet déjà bien prise de gueule. Je vous félicite d’ailleurs d’être arrivé jusque-là sans exploser votre écran. Courage, plus qu’une règle et j’arrête).

*

Règle n°7

On ne peut pas influer directement sur sa propre existence

Quelle que soit la gueule du temps (ligne droite à boucle, ramification d’univers parallèles, roue, cylindre hélicoïdal, tortue des Galapagos, etc…), il est impossible d’être son propre ancêtre. Génétiquement, c’est dégueulasse !

fry_family_tree

Dégueu, je vous dis !

Entrons maintenant dans le vif du sujet. J’ai déjà prévenu pour les spoilers, alors faudra pas venir vous plaindre.

***

FRINGE TITLE

Il fallait que je revienne sur ce fameux final, cause de ce billet dans tous les futurs possible.

Fringe joue beaucoup avec le temps et les univers parallèles et on pourrait écrire des pages et des pages sur les incohérences des scénarii. La série étant ce qu’elle est, le mieux est encore d’en prendre son parti, de se préparer du pop-corn et de profiter.

Pourtant, le final m’a fait l’effet d’un gros foutage de gueule. Pire, d’une insulte à l’intelligence des fans de la série.

Il est difficile de résumer la dernière saison, mais ça donne à peu près ça :

Les méchants (les « Observers ») sont l’évolution de la race humaine. Grace à la technologie, la place des sentiments (qui ne servent à rien) dans leur cerveau a été peu à peu remplacé par de l’intelligence (éthiquement, ça pète !). Ils ont également acquis le pouvoir de se balader dans le temps.

FRINGE Observers Roam The Streets of New York

Ils utilisent d’abord ce pouvoir pour observer la race humaine dans le passé sans intervenir. Mais pour une raison qui reste obscure à mes yeux, ils finissent par envahir le passé et prendre le contrôle du monde en 2015.

Les gentils, qui ne sont pas d’accord, vont entrer en résistance (quitte à faire des choses pas jolies jolies).

Sauf que :

- Les Observers étant l’évolution de la race humaine, qu’est-ce qu’ils avaient besoin de venir nous emmerder dans le passé ? Un peu de patience et ils auraient contrôlé le monde de toute façon.

- Les Observers prennent le contrôle du monde avant l’évènement déclenchant leur « création » (en 2169). Il y a donc de forte chance pour que cet évènement ne se produise pas (à quoi bon créer quelque chose qui existe déjà) et que donc ils ne soient jamais créés et que donc ils ne puissent pas venir contrôler le monde etc… Paradoxe !

Déjà là, intellectuellement, ça me pose problème, mais admettons (futurs multiples, pop-corn tout ça…) !

Ce qui m’embête beaucoup plus c’est que le plan des gentils est d’empêcher l’invasion temporelle des Observers en faisant en sorte qu’ils ne soient jamais « créés »… et que ce plan finit par fonctionner.

Et là, c’est le drame : on a droit à un happy-end tout mielleux à base de gamine qui court vers papa sous l’œil attendri de maman !

final Fringe

Non seulement, je déteste les happy-end, mais en plus, celui-là est de la plus haute incohérence. Cette scène est en fait le moment précis de l’invasion, mais sans invasion. Le couple de héros peut donc vivre heureux avec leur fille.

Sauf que si on a suivi la série depuis le début, voilà ce qu’on sait :

- Dans les années 80, le père du héros (Walter) veut soigner son fils (Peter) atteint d’une maladie très grave, orpheline, dégénérative et mortelle.

- Sur le point de trouver le remède, Walter est dérangé par un Observer. Le remède est tout foiré.

- Fou de douleur, Walter fait un tour dans l’univers parallèle (dans Fringe, il n’y a qu’un univers parallèle…) et kidnappe le fils de son double (Walternate).

- Sa traversée provoque un déséquilibre entre les univers, et c’est de cet évènement que découle toute la série.

J’espère que vous voyez où je veux en venir : Sans Observer, Walter n’est pas dérangé : il sauve Peter et n’a donc pas besoin de traverser d’un univers à l’autre. Tous les évènements décris par la série n’ont donc pas lieu.

En faisant abstraction du (voire des moult) paradoxe(s), voilà la fin que Fringe aurait dû connaitre !

Alors, non, Peter n’aurait jamais rencontré Olivia, non, ils n’auraient pas eu d’enfant, mais ça aurait eu plus de gueule.

to be continued

 
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Publié par le 20/04/2013 dans [Ciné], [Geek], [Série]

 

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Samsung, partenaire officiel du WTF!

Ça n’a probablement échappé a personne ces derniers jours, Samsung a dévoilé le dernier-né de sa famille des smartphone Galaxy, le tout-nouveau, indispensable, fabuleux, magique, ahurissant, Galaxy S4

Ouuuuh que c’est mystérieux…

Aujourd’hui Samsung a presque réussi a créer autour des cycles de sortie de ses téléphone une hype aussi importante que celle d’Apple. Forcément quand on est aussi agressif sur ses campagnes promotionnels au bout d’un moment l’effet lavage de cerveau finit par marcher. Mais Samsung à un gros problème dans sa campagne de communication, un fléau qui sape leur image de marque, c’est eux-même.

A trop vouloir se démarquer…

En soi les vidéos de teasing pré-évènementielles avec ce petit gamin et sa boite favorite ne sont pas particulièrement ratés (même si ce gamin en costard avec un valet bienveillant devrait éveiller quelques soupcons chez DC Comic) 

He’s the hero Gotham deserves, but not the one it needs right now

En fait là ou la bat blesse c’est justement lors du grand raout de lancement de leur nouveau produit. Les présentations cadré, lisse et hyper formaté d’Apple commencent peut-être a prendre un peu la poussière mais il y à un monde entre ça et ce que nous as servi Samsung la semaine dernière.

Attention les yeux voici 50 minutes de claquettes, de danse, de voitures collé au mur. Bref 50 minutes de WTF Samsung style:

Si vous avez regardé la vidéo en entier sans vous facepalmer au moins une dizaine de fois vous avez mon respect éternel. Samsung a pris le contrepied total d’Apple et des ses conférence cosy-branché et nous as servi un show survitaminé au relents de Broadway des grands jours qui laisse un peu perplexe. Pourquoi nécessairement faire une parodie de vaudeville sur scène pour faire la démo d’une technologie de tracking visuel ? Très honnêtement une démo simple et concise conquiert plus le public que 5 minutes de mauvais théâtre.

Bref Samsung a débauché tous les acteurs de Broadway pour divertir un maximum son audience, divertir a telle point qu’on en oublierait ce qu’on est venu voir.

Un gamin qui fait des claquettes et 3 Desperate Housewifes dans mon téléphone ?

Mais voilà, a force d’en faire des tonnes la présentation finit forcément par être indigeste. La liste des specs est envoyé en 15 minutes et après on a simplement le droit à un défilé de scénette sensé présenter la liste des nouveautés du téléphone.

C’est là que ca devient catastrophique, certaines scène sont tellement absurde, ratées ou clairement exagerée que ce qu’on retient a la fin de la présentation c’est plus la forme de la présentation qu’un quelquonque fond qui nous as échappée quand on a subis l’agression de scène parfois clairement sexiste ou cliché à en vomir.

Et le résultat c’est qu’au bout de 50 minutes on à vu 15 micro-scène de théâtre décousu et sans rapport les uns avec les autres et qu’on a tout bonnement oublié les nouveautés qu’on a tenté de nous présenter.

Les nouveautés technique d’un téléphone sont simplement noyé sous une présentation bizzaroïde et un peu raté. Et c’est triste parce qu’en fait je pense que Samsung aurait mieux aimé qu’on ressorte de là en se disant que ce téléphone est génial plutôt qu’en se grattant la tête et en se demandant exactement ce qu’on venait de voir.

Voilà pourquoi Samsung est dangereux pour lui même, il arrive a se desservir dans ses propres conférence de lancement de produit. A laisser repartir les gens encore plus confus qu’ils ne l’étaient en rentrant. C’est de l’auto-sabotage

Mais au fond je me fais pas vraiment de soucis pour pauvre petit Samsung, les seuls qui ont concrètement regardé cette conf’ ce sont les journalistes ou les passionné et aujourd’hui Samsung chasse dans les terres du très grand public, qu’il attrapera encore une fois a coup de bannière de 8m sur 12 partout dans le métro. Et on versera quand même une petite larme sur l’exploitation outrancière d’enfant de 8 ans par des géants Coréens.

 
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Publié par le 25/03/2013 dans [Geek]

 

Facebook rentre dans le jeu des #Hashtags mais tout le monde s’en fout.

- Henrrrriiiiiiiiiiiiiiii viens voir j’ai trouvé un truc bizarre enfoui sous des mois et des mois de poussière là dans le salon.

- Bon dieu Mariette, je crois bien que c’est un blog abandonnée par son auteur, regarde il est tout frêle et pas nourri depuis bientôt 3 mois, le pauvre enfant.

- Un blog ? Mais qu’est ce que c’est que cet engin lô tiens ?

- C’est un animal des plaines sauvage de l’Internet qui se nourri d’actualité et d’information au jour le jour normalement. Lui n’a pas vu la lumière du jour depuis plusieurs mois. Viens ont va lui montrer un peu a quoi ca ressemble dehors aujourd’hui.

Facebook

Je prend des risques en plus, ce logo est déposé

Bon voilà nous sommes de retour, probablement pas pour vous jouer un mauvais tour et avec une une régularité biens moindre que le Team Rocket mais j’aime toujours bien commencer mes articles avec des intros nuls comme ça.

Je vais pas encore m’excuser pour les longs mois d’absence, de toute façon si y’a encore des gens qui suivent ce blog c’est un miracle. 

Allez donc on va lui montrer un peu la couleur des choses de l’Internet une nouvelle fois a ce gentil Cafoutch.

Facebook rentre dans le lard de Twitter ?

Donc vous en avez peut-être entendu parler de cette histoire ,  (ou encore ,  mais quand même pas j’espère) bref Facebook se sent bien d’aller chasser sur les terres du petit oisillon Twitter en intégrant d’après des rumeurs persistante de principe de #Hashtag sur son réseau bien à lui.

Même si techniquement Twitter n’est pas a la base du système de hashtag on va dire que l’utilisation la plus grand publique qu’on lui connaisse est quand même issue de ce petits réseau de piaillement intempestif que nous connaissons tous.

Oui mais voilà, si Twitter est encore debout aujourd’hui face au mastodonte Facebook alors que la plupart des autres réseaux semblable se sont cassé la gueule c’est bien parce que ils sert un tout autre but, et que par conséquent essayer de copier et d’exporter des fonctionnalités de l’un sur l’autre comme ça ce n’est pas chose aisée a réussir.

Facebook est lent.

Aussi relatif que la lenteur puisse paraître sur Internet, Facebook n’est pas destiné à la base pour recevoir un flux d’infos aussi constant que Twitter. Si les gens postait  toutes leurs conneries Twitteresque sur Facebook on serait face a un flux d’actualités saturées et pleins de micro-message qui n’ont pas beaucoup d’intérêt  Vulgairement on appellerait ca du flood.

Le dada te Twitter c’est l’information a la seconde, c’est la retranscription d’émotion, de réaction éphémère  Parce qu’on sait qu’un tweet en soi ça n’a que très peu de valeur et que ca n’ira probablement pas polluer la Timeline de quelqu’un qui suit en moyenne 200 personnes. Ce sera un cri perdu au millier de millier d’autre.

Screaming

Je trouve cette métaphore et ce montage photo particulièrement réussi. Pas vous ?

Alors que si on fait la même chose sur Facebook on est noyé sous des centaines de statut inutile qui n’auront de sens qu’à un moment très éphémère. Voilà pourquoi Twitter est tout a fait approprié au hashtags, on fait du live-tweet d’émission de télé (souvent de merde) ou on balance tout ce qui nous passe par la tête à un moment T en donnant un contexte grâce aux hashtag. Facebook n’a pas besoin de hasthag, parce que Facebook ne subit pas les même limitation que Twitter.

Facebook est long

Je me rend compte que si l’on ne lit que les titres de cette article on peut y voir une image pas propre.

Mais voilà en plus de ça Facebook n’a pas opté pour la limitation de ces status à 140 caractères comme le fait Twitter. Du coup là ou on est obligé d’abréger sur Twitter et de donner un contexte en hashtag pour expliciter un peu le cheminement des pensées sur Facebook on peut se défouler et expliquer comment Manu est trop un salaud d’avoir cassé avec Jennifer la veille de son anniversaire en prenant 8000 signes si on en à envie.

Facebook sert de bilan, sert à relater une histoire de A à Z en un bloc. Si vous voulez expliquer pourquoi votre vie c’est de la merde parce que votre poisson rouge Sidonie est mort hier vous n’allez pas simplement mettre #RIPSidonieBibiche mais vous allez pleurer vos chaudes larmes sur votre clavier en expliquant que c’était pas un poisson rouge extraordinaire qu’il avait eu une vie palpitante et qu’il méritait bien mieux que de finir dans les tuyaux d’évacuation. Et je partage votre peine….mais je m’égare.

Bref là ou le hashtag à un sens parce qu’il permet d’être concis sur Twitter sur Facebook ca ne sert a rien de se limiter, profitons un peu de l’espace, la nature a horreur du vide.

Finalement l’important c’est comment on l’utilise

Et voilà j’arrive heureusement à la fin de mon argumentaire. Quand Twitter n’était pas encore la référence qu’il est aujourd’hui et que son moteur de recherche était encore un jeune cow-boy frêle et débutant c’était bien moins pénible pour lui de ne référencer que les hashtag pour la recherche. Mais aujourd’hui avec ses milliers de chinois travaillant dans les caves le hashtag n’est plus qu’un moyen de contextualisation, plus un moyen de recherche. Si vous vous pointez sur Twitter a n’importe quel heure vous remarquerez que les Trending Topic aujourd’hui sont équitablement partagé entre de la contextualisation façon hashtag et du discours rapporté

Capture

En passant si quelqu’un comprend ce que veut dire la 2ème ligne…

Bon tout ça devient technique mais le fait est que les rôles des hashtag aujourd’hui diminue donc ce serait une imbécillité pour Facebook de s’encombrer d’une fonctionnalité vieillissante qui risque qui plus est de rajouter de la confusion a des gens qui ne sont pas forcèment très axé vers les phénomène tech et Internet.

Car admettons le, la seul raison pour laquelle Twitter à été inventé c’est pour échapper a nos parents qui débarque sur Facebook finalement.

Capture

Voilà c’est pas exactement la conclusion idéal mais j’aime bien le Philosoraptor en fait.

 
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Publié par le 20/03/2013 dans [Geek]

 

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Occupe tes soirées avec… The Walking Dead – le jeu vidéo

C’est marrant comme la vie est foutue des fois.

Nous tenons ici un blog généraliste à forte tendance technophile geek et, en un an et demi d’existence, nous n’avons pas été foutue de sortir un seul article sur un jeu vidéo.

Pourtant il y a tellement à dire sur les pépites de ce genre devenu majeur. Et pas uniquement lorsqu’un psychopathe dézingue une école maternelle (à ce propos, je vous recommande chaleureusement l’article du patron, très énervé contre les journalistes… ou contre les vieux… ou contre les vieux journalistes, je sais plus bien).

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Au hasard, comme ça, à brûle pourpoint, on aurait pu parler de La Nouvelle Maison du Style, de Nintendogs, de Léa Passion Point de Croix ou encore de Bienvenue Chez les Ch’tis (si, si…). Tous ces grands titres auraient mérité nos louanges tant ils ont bercés nos après-midi d’arrêt maladie bidon.

Mais non ! Cafoutch aime prendre des risques.

Par exemple hier, je suis sorti sans mettre de gants. Et aujourd’hui, je vais vous parler du jeu vidéo The Walking Dead.

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Avant toute chose, il faut re-situer le contexte, car aujourd’hui, The Walking Dead est devenu une licence multi-support avec du bon et du moins bon.

Pour faire court, avec un titre pareil, The Walking Dead ne pouvait pas être une chronique sociale de la désindustrialisation française. Si vous parler anglais comme un français moyen, sachez que The Walking Dead veut dire Les Morts qui Marchent (avouez qu’en français, ça pète moins la classe). On est clairement plus dans une histoire de zombies et de lutte pour la survie de l’humanité.

Commençons par le moins bon pour en être débarrassé.  Si vous cherchez « The Walking dead » sur l’internet mondial, vous tomberez sur la série de AMC. Et pour beaucoup, c’est malheureusement le point d’entrée sur cet univers.

The Walking Dead1.1 Days Gone ByBehind The ScenesAndrew Lincoln

Je me permets de critiquer parce que je suis auteur sur ce blog et que j’y fait ce que j’y veux, déjà. Et surtout, parce que je continue à regarder cette série malgré ses nombreux côtés décevants et/ou horripilants.

Pour résumer : certains acteurs jouent mal (voire très mal), l’histoire ne respecte la trame de l’œuvre originale que de très loin, les temps morts chiants sont nombreux et surtout, il y a une explication à la zombification généralisée (sacrilège complet à mes yeux car forcément maladroit et complètement inutile).

Ceci dit, la série connait des moments de bravoure et d’intensité qui font souvent oublier tous ces défauts. De plus, l’esthétique de l’ensemble (décors, costumes, zombies et scène gorasses) est juste impeccable. Ça aide bien.

Il est récemment sorti un bouquin s’intégrant dans l’univers mais l’œuvre originale dont est tiré la série est un comic book. Signé Kirkman (également auteur du très bon Invincible) et dessiné par Adlard, on y suit Rick Grimes, flic blessé qui se réveille d’un coma dans un monde infesté de zombies. Toute ressemblance avec 28 Jours plus Tard (troll : et avec la série) s’arrête là.

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Le point fort de cette BD fleuve (déjà 16 tomes parus en français) tient dans le fait que très vite, les morts-vivants font partie du backgroud. Une menace certes réelle, mais souvent bien moins dangereuse que les humains tentant de survivre. C’est très noir, parfois malsain, mais on ne peut lâcher son bouquin avant la fin. Et à chaque page, on se permet de juger les décisions de Rick.

La question qui se pose est alors : qu’est-ce vous (ou moi, hein) auriez fait à sa place ?

Et c’est là qu’arrive le jeu vidéo.

Tout commence à l’arrière d’une voiture de police. Vous êtes Lee Everett, un prof d’histoire condamné pour le meurtre de l’amant de sa femme, en plein transfert vers votre futur domicile carcéral. Très vite, les évènements vont se précipiter et vous vous retrouverez pourchassé par les morts, une gamine à protéger dans les pattes.

Le jeu est un point&clic presque à l’ancienne et j’en vois déjà qui, à la seule évocation de ce type de jeu, grimacent en grommelant (poésie, allitération, tout ça) : « s’trop naze les point&cilc, on peut pas faire de combo, ni jouer Messi,  ni sniper des terroristes, ni poutrer du dragon à coup de cris ».

Jeune fous !

The Walking Dead mérite d’oublier les poncifs éculés pour vivre une véritable expérience vidéo-ludique. Comme Heavy Rain en son temps (mais en mieux), The Walking Dead est une claque ! Une dizaine d’heure à peine de bout en bout, mais dont on ne sort pas indemne.

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Très proche de la BD, tant par la réalisation (un cell-shading aux teintes crades qui colle parfaitement à l’univers) que par l’histoire (survivre, protéger, survivre), le jeu vous oblige sans arrêt à réagir et les moments de calme permettant la réflexion sont plutôt rare (et j’admets, cassent parfois le rythme). Vos décisions doivent donc, le plus souvent, se prendre dans un temps limité, au feeling, avec les tripes. Qui sauverez-vous ? Qui abandonnerez-vous ? Comment réagirez-vous ?

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Si le scenario mène à une seule fin (et quelle fin !), chacun de vos choix a une réelle influence sur la suite des évènements. L’implication est donc totale et la tension omniprésente. La mort d’un personnage (non, ceci n’est pas un spoiler) est à chaque fois un déchirement… ou un soulagement.

Bien que Kirkman n’ait pas écrit le scenario, le jeu est parfaitement intégré dans l’univers et la chronologie de la BD et se permet de lui emprunter des lieux et des personnages.

Je n’en dirai pas plus sous peine de ruiner les nombreuses surprises.

Le vrai problème de ce jeu ne concernera que les quiches en anglais puisqu’il n’est dispo que dans la langue de Shakespeare. Le vocabulaire n’est pas bien compliqué, mais répondre au hasard lorsqu’un choix s’offre à vous tue instantanément tout intérêt. Sur PC, des patchs permettant des sous-titres en français existent déjà. Sur console, cependant…

Le jeu se découpe en 5 chapitres à suivre vendus séparément. Je vous conseille de tous les prendre d’un coup (moins de 20 €), de vous enfermer au calme et de passer une éprouvante, mais belle, nuit blanche.

 
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Publié par le 10/12/2012 dans Jeu vidéo

 

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Don King présente un choc de titans : livre papier -Vs- livre numérique

Avertissement : cet article ne contient pas d’image ! Mais sinon il est bien quand même…

Je deviens vieux, c’est une évidence.

Je suis né dans un monde où le Minitel régnait sans partage sur la pornographie virtuelle, où la radio était le seul moyen d’écouter de la musique sans avoir à changer de face toutes les 30 ou 45 minutes, où les vidéos de faceplant ou de lolcat étaient présentées par Bernard Montiel sur TF1 et où poker une inconnue avait des conséquences physiques plus ou moins douloureuses. Et ce ne sont là que quelques exemples, je vous épargne la description des vêtements ou des coupes de cheveux. Et pour ceux qui ne comprendraient pas les références de ce paragraphe, je vous renvoie à St Google et à vos révisions pour les rattrapages du bac.

Je suis donc au moins grabataire et jusqu’à présent, pour moi, un livre était fait d’une paire de couvertures plus ou moins souples et de quelques centaines de pages entre les deux. Oui, de pages, en papier.

Je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui regarde encore plus la télé que la mienne (ce qui est hallucinant vu les 15 heures non stop que je passais devant le Club Dorothée le mercredi) et qui, entre deux émissions culturelles type Secret Story, surfe allégrement sur le net pour ne rien rater des derniers potins people, des derniers démembrements canadiens ou pour twitter sa rage contre la société en apprenant que la sortie de l’iPhone 5 est repoussée (c’est un exemple, ne vous ouvrez pas les veines tout de suite). Donc, oui, je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui ne lit pas : cet article va parler bouquin.

Je m’excuse d’ailleurs aussi auprès des rares de cette même génération qui lisent mais pour qui la Littérature avec un grand L est écrite par Stephenie Meyer. Désolé, vraiment.

Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog (et vous êtes tellement nombreux… hum) vous savez déjà que j’aime les livres, pas uniquement pour les histoires qu’ils renferment mais aussi pour l’objet livre. J’aime bouquiner au pieu avant de dormir, j’aime l’odeur d’un livre neuf, j’aime trainer dans les librairies et me laisser tenter par les couvertures racoleuses et les quatrième de couvertures mystérieux, j’aime essayer de  faire attention à un livre quand je le commence pour finir par en corner les pages faute de marque-page, j’aime prêter/emprunter un livre à un pote pour ne jamais le revoir/le rendre, j’aime ranger un bouquin dans ma bibliothèque de la façon la plus harmonieuse possible en prétendant qu’un jour, je le relierai… (oui, je suis un psychopathe).

Mais tout ça, c’était avant l’arrivée d’Amazon, mon Messie personnel et abomination ultime pour la filière traditionnelle du livre.

Ce blog n’a pas la vocation de faire de la pub, mais on vous balance régulièrement nos coups de cœurs en matière de BD, de livres ou de séries, alors pourquoi pas pour un site marchand (hein, pourquoi pas) ? Parce qu’Amazon enterre ses concurrents à tellement de niveau que ça devient presque trop facile : choix, livraison, service après-vente… Les fois où j’ai pesté (si, si, pesté) contre Amazon se comptent sur les doigts d’une main du Pingouin. Depuis quelques années, j’achetais déjà l’intégralité de mes BD ou de mes livres US sur le site ricain d’Amazon, j’étais le plus heureux des hommes. Et puis, Amazon à inventé l’ebook !

J’arrête tout de suite les réactions éventuelles du type « c’est pas Amazon qui à inventé l’ebook ! » parce que je suis désolé, mais Amazon à inventé l’ebook comme Apple à inventé le smartphone. Comme pour la marque à la pomme, les concurrents vont mettre le temps pour se mettre au niveau.

Ma première réaction fut de rejeter en bloc cette évolution sacrilège. Rien ne pouvait remplacer le Livre pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Et puis, les versions des liseuses électroniques se sont multipliées, se sont améliorées… Le petit geek en moi (il s’appelle Perceval, pèse 156 kg, occupe au moins trois quart de mon cerveau) a craqué et m’a forcé à acheter mon Kindle Touch perso à moi que j’ai.

Le kilomètre de texte ci-dessus était nécessaire, promis. Il permet de vous faire une idée de ma personnalité tourmentée, prise en sandwich entre un amour du Livre old school et un coté geek early follower. Du coup, je vais clore cet article interminable par un verdict forcément impartial.

Avertissement : un livre électronique ne peut en aucun cas être comparé à une tablette. Certes, il est possible de lire un ebook sur tablette, mais ceci est d’un inconfort et d’un mauvais gout tels que ça frôle l’illégalité.

Le Livre Vs Kindle : le match !

Round 1 – Manutention :

Avantage Kindle. Léger, fin, à peine plus grand qu’un livre de poche, il permet de trimballer une bibliothèque entière sans avoir à louer un Jumper. Sans aller jusque là, quand on lit un pavé ou une saga de plusieurs millier de pages, c’est plus facile pour lire dans le métro.

Round 2 – Plaisir de lecture :

Avantage Livre. Si le confort de lecture est hallucinant sur les dernières génération de liseuse grâce à l’encre électronique et à l’adaptabilité de la police, de sa taille et de son contraste, rien ne peut remplacer le contact du papier, le fait de tourner la page pour de vrai, de voir avancer le marque-page vers la fin du livre.

Round 3 – Choix :

Avantage Livre. La bibliothèque Kindle compte plusieurs millions de livres mais quand on gratte on s’aperçoit qu’ils sont principalement ricains. Cela ne pose pas de problème jusqu’au jour où on veut lire La Horde Du Contrevent (livre français indisponible en format électronique) ou L’Aube de la Nuit (traduction française d’un livre américain indisponible en format électronique). Frustrant.

Edit au 25/04/13 : La Horde du Contrevent est à présent disponible sur Kindle. Achetez-le (c’est un des meilleurs roman jamais écrit), mais à choisir et pour de nombreuses raisons, achetez le plutôt dans sa version papier.

Round 4 – Disponibilité :

Avantage Kindle. Une fois que vous avez choisi un livre, 4 secondes suffisent pour l’acheter, le télécharger et commencer à le lire. Alors oui, on peut commencer à lire un livre dans une librairie, pendant qu’on fait la queue pour le payer. Mais pouvoir acheter un livre sans bouger son gros cul de son meilleur fauteuil un dimanche matin, c’est quand même le pied.

Round 5 – Le prix :

Photo finish nécessaire. On pourrait croire que la dématérialisation entraine un prix dérisoire. C’est vrai pour certains titres. Les livres du domaine public sont souvent vendus pour une misère (l’intégrale d’Arsène Lupin ou de Sherlock Holmes est vendu 2.90 € par exemple) ou sont tout simplement gratuits. Mais pour les livres récents, étonnamment, le prix de l’ebook se situe entre celui du "beau livre" et de l’équivalent poche. Maintenant, Internet étant le royaume du non droit, rien ne vous empêche de télécharger gratuitement des livres pirates, mais 1) c’est illégal et 2) c’est tellement plus chiant.

Verdict :

Égalité presque parfaite. La liseuse numérique est un très bon complément au Livre, tout dépend de vos habitudes de lecture, de l’endroit où vous lisez, de la disponibilité d’un titre, des circonstances d’achat…

Conclusion :

Démerdez vous !

 
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Publié par le 20/06/2012 dans [Geek]

 

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L’entrée en bourse de Facebook et ses sois-disant conséquences néfaste sur la vie privée.

Ma mauvaise foi et mon détachement légendaire m’oblige aujourd’hui à venir te parler a toi cher lecteur (oui à toi derrière ton écran, et à toi seul, tu rends compte !).

Ce blog vivote toujours avec quelques articles par-ci par là, mais il y a parfois de ces choses qui me poussent a écrire sur un coup de tête, en bien quand je vois des initiatives comme Le Projet 17 Mai ou d’autres fois des coups de gueule quand je vois des bêtises se répandre encore sur Facebook. Aujourd’hui ce billet rentre dans la 2ème catégorie.

Horreur ! Stupeur ! Morbleu ! Vindiou de crébondieu ! Qu’est ce qu’on vô pas encore voir comme bétises !

En ce moment la mode sur Facebook c’est de copier-coller un statut qui laisse profondément perplexe :

Facepalm

Je sais pas vous, mais chez moi ça pullule

Là ce que ca m’inspire a première vue c’est un millier de facepalm. Parce que pour ceux qui sont un tout petit peu familier de le fonctionnement des Zinternets du cybernautes eh bah ça ca se classe juste en dessous des chaînes par mail dans les bullshits de l’Internet

Abomination

Les années 2000, la coupe mulet, les gifs animés et les chaînes pour sauver les bébés chatons

Soyons clair, pourquoi cette mode qui se propage sur Facebook est une connerie absolu ?

Si l’on commence par le commencement (Et hop un pléonasme) au tout début il n’y avait rien. Puis y’a eu un gros boum à un moment, des gros caillou se sont dispersé dans l’espace, poissons, singe, humains puis les CGU de Facebook (en résumé c’est l’histoire de notre civilisation).

Les CGU c’est le Conditions Générale D’utilisation….Mais si vous savez ce truc plein de mots et de phrases qu’on lit jamais quand on s’inscrit quelque part. Là on essaie de comprendre un peu ce langage de juriste cravateux écrit en caractère 8 blanc sur fond blanc cassé et on trouve 2 choses intéressante.

Vous avez déjà donné tous vos droits

Uncle Sam

Ce n’est pas une faute c’est une référence

 You grant us a non-exclusive, transferable, sub-licensable, royalty-free, worldwide license to use any IP content that you post on or in connection with Facebook (IP License).

Voilà sans le Big-Mac dans la bouche ca veut dire :

"vous nous donnez la possibilité d’utiliser tous vos contenus pour des fins commerciale sans vous verser une quelconque rétribution"

Là soit vous choisissez le camp de ceux qui s’outrent de cette violation de vie privée (mais c’est déjà trop tard) soit vous vous dites qu’après tout pour un organe qui tire tous ces revenus de la pub et bah c’est un comportement assez normal d’utiliser les renseignements que vous lui donnez gracieusement.

Aux Etats-Unis la loi s’amuse

You consent to having your personal data transferred to and processed in the United States.

Et ce ptit bout là signifie que tout le monde a accepté de stocker toutes ses données aux états-unis, pays qui n’est pas soumis aux même loi que nous évidemment.Qu’ils doivent avoir peur les grands pontes de Facebook de voir des gens copier-coller des statuts qui n’ont absolument aucune valeur juridique ni aucune conséquence sur leurs actions.

Oh zut ils ont fait un copier-coller d’un non sens juridique absolu, ils nous ont bien eu les petits malins…

Schizophrénie numérique

Pour résumer je ne vois même pas ce que l’introduction en bourse de Facebook change dans ce schmilblick, les CGU n’ayant pas changé a cette occasion. Là on assiste juste à une peur irrationnel qu’on aime mettre sur le dos d’un capitalisme sauvage sans règle

Coller ce statut c’est inutile puisque cela n’a aucune portée juridique quelconque et en plus c’est absurde dans le sens ou on s’oppose contre des conditions qu’on à déjà acceptée.

Et sans vouloir faire l’avocat du diable, comment est ce qu’un service gratuit comme Facebook subsiste si vous lui coupez toutes sources de revenus potentiel ? Est ce qu’on demande à Google d’enlever ses pubs ?

Conclusion : Une fois que vous êtes sur Facebook vous êtes piégée, soit vous acceptez votre sort et vous commencez a accepter l’idée que Internet est un espace qui devient de toute façon de plus en plus publique soit vous supprimer votre compte et on entend plus parler.

MAIS ARRETEZ DE POLLUER MON FLUX FACEBBOK AVEC DES STATUTS INUTILE DE MERDE !

Cordialement

 
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Publié par le 09/06/2012 dans [Geek]

 

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