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Occupes tes soirées avec… Cougar Town

Lassé de me faire traiter de Fille (vous noterez la majuscule illustrant toute la portée de l’injure) par mes meilleurs amis (oui, mes meilleurs amis sont des connards mais c’est aussi pour ça que je les aime), j’ai décidé aujourd’hui de sortir de mon silence pour défendre une série peu connue et injustement décriée (par méconnaissance et inculture, tout simplement) par les geeks et autres amateurs hardcores de séries. Aujourd’hui je prends mes doigts à deux mains fébriles pour clamer haut et fort à la face du monde mon amour pour :

Et là, tout de suite, j’ai une révélation. Je comprend enfin pourquoi on me jetait des pierres à chaque fois que je tentais d’évoquer cette série. Le titre !

Ça me parait évident maintenant :comme ça, à froid, on a l’impression qu’on va avoir droit à du sous Desperate Housewive avec des cinquantenaires célibataires croqueuses de petits jeunes. Les producteurs ont visiblement eu du mal à trouver un titre correct et ont dû surfé sur la mode tellement insupportable (et franchement glauque) des femmes cougars.

Et pourtant, Cougar Town ce n’est pas ça du tout (bien que les premiers épisode font croire que, mais en fait non). Le surnom de la ville où se déroule l’action, Gulfhaven, Florida, vient en fait de la mascotte de l’équipe de foot locale et pas du tout de sa population ménopausée en manque d’action (qu’alliez-vous imaginer ?). Ceci dit, le créateur de la série a quand même déclaré se détester d’avoir choisi ce nom et a tenté de le faire changer (en vain pour le moment à ma connaissance).

A ce propos, parlons-en du créateur ! Il s’agit de Bill Lawrence, déjà papa de… Scrubs, bien joué ! Je vois que je parle à des connaisseurs. Mais on pouvait aussi répondre Spin City. Et l’une comme l’autre sont deux très bonnes référence en matière de séries qui font rire (Cafoutch étant un blog de goût, nous parlons évidemment ici des 4 ou 5 premières saisons de Scrubs et de l’époque Michael J Fox pour Spin City).

Mais alors, Cougar Town de quoi ça parle en vrai ? Cougar Town c’est l’histoire (les histoires) d’une bande d’amis et voisins, quarantenaires et alcooliques, tous plus brillants les uns que les autres. Le pitch est un poil pauvre, c’est vrai, mais c’est celui d’une sit-com. L’intérêt vient donc d’ailleurs : des situations et des personnages.

Jules, l’héroïne (oui, à l’écrit, ça fait bizarre) est jouée par Courtney Cox, sublime et très peu vêtue dans les premiers épisodes (Messieurs, un vrai régal pour les pupilles !). Elle est divorcée, mère d’un ado de 17 ans, agent immobilier sans problème d’argent apparent et amateur (amateuse ?) de vin (par hectolitres).

Après Dirt, Courtney Cox réussit à enterrer définitivement Monica. Les autres Friends auront eu moins de chance (j’en profite pour quand même attribuer une mention spéciale à Matthew Perry dans Studio 60, une excellente série morte trop tôt). Mais je digresse…

Ouch ! Fracture de l’œil !

L’ex-mari de Jules, Bobby, est un éternel optimiste, passablement idiot, ex-champion de golf, bouffant la moitié des mots qu’il prononce et inventant l’autre moitié, vivant dans son bateau en cale sèche sur un parking. C’est surtout l’inventeur du jeu ultime, le Penny Can.

Les voisins de Jules forment un couple improbable. Ellie Torres (jouée par Christa Miller, Madame Lawrence à la ville et Madame Cox dans Scrubs) est une femme au foyer, misanthrope au dernier degré, méchante avec tout le monde exceptée Jules, sa meilleure et seule amie.

Son mari Andy, à l’opposé total sur le spectre de la gentillesse, cubain mais ne parlant pas espagnol, l’entretien grâce à son boulot de “banquier” quand il n’est pas occupé à vénérer son meilleur ami Bobby.

Rajoutez Grayson (barman divorcé, tombeur de gamines et imperméable à tout sentiment) et Laurie (l’employée de Jules, plus jeune de dix ans, marie-couche-toi-là, incapable de penser aux conséquences de ses actes, voire de penser tout court) et on comprend pourquoi Travis, le fils de Jules (et caution geek de la série) part avec un sacré handicap dans la vie.

Ces photos sont les seules que j’ai pu trouver pour présenter les personnages, promis !

Comme dans les sitcoms que j’aime, les situations et les personnages secondaires (parmi lesquels des guests par pelletées) sont aussi improbables que le “cul-de-sac crew”. La série se permet un humour tous azimuts, multipliant les vannes pourries assumées, les références pointues, le non sens total et même du meta-humour avec des cross-over de personnages venus de Scrubs ou de Community. La série se paye même le luxe d’une phrase ou idée culte par épisode.

Échantillon non exhaustif de tête connues apparaissant dans Cougar Town

Seul petit bémol, le thème de la série ne permet pas d’éviter quelques bon sentiments un poil larmoyant de temps en temps, mais qui sont souvent très vite contrebalancés par un gag. Sinon, que du très bon !

Ah, et je vous ai dit que dans la série, Courtney Cox se baladait souvent en petite tenue ?

Cougar Town vient d’attaquer sa troisième saison sur ABC. Une quatrième saison est déjà prévue pour 2013 sur un autre network. En France, vous pouvez la trouver sur Orange ou NRJ 12 (oui, en VF, malheureusement).

 
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Publié par le 24/05/2012 dans [Série]

 

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Projet 17 Mai

Couv Projet 17 MaiToutes ces dernières semaines j’ai été en sous marin (pas littéralement hein je vous rassure) j’étais en semaine de partiel et j’ai eu du mal a faire autre chose que réviser les influences de la Révolution Industrielle sur les conditions sociale au 17ème siècle, sujets passionnants si il en est. Du coup ma promesse de revenir avec un rythme plus soutenu a pas une bien belle gueule.

Mais vous savez quoi ? Sortir de deux semaines de partiels c’est avoir environ 98 notifications Facebook de retard, 11 800 tweet , 64 mail et plus de 1000 flux non lus. Mais au milieu de tout ce raz-de-marée social y’a des petites pépites qui me touche et qui me donne envie d’écrire ici immédiatement pour en informer le plus de personnes possible. Le Projet 17 Mai ca fait partie de ces choses.

Le Projet 17 Mai keskecé ?

Hé bah figurez vous qu’avant aujourd’hui (le 19 mai, vous saisissez l’ironie) j’en avais à peine entendu parler sur les réseaux de l’intraweb du cybernaute mondial. Je suis là 2 jours trop tard pour réparer cette faute inacceptable. Je dois cette brave petite claque a l’excellent site Ecrans.fr qui en plus de traiter tous les sujets tech avec beaucoup d’humour sait aussi relayer les activités créative du web (parenthèse geek /over). Le 18 Mai (aha !) ecrans.fr relaie et explique simplement ce que c’est que le projet 17 Mai dans ce billet.

Le Projet 17 Mai c’est donc un regroupement de dessinateur mobilisé pour la journée mondiale contre l’homophobie, rien de plus rien de moins. C’est pas moins de 104 histoires de dessinateurs diverse et variée des 4 coins du web qui en plusieurs planche ou en une image tente de montrer l’imbécillité de l’homophobie. Avec humour (parfois un peu absurde) , avec violence pour d’autre ou même très historiquement pour certains.

Germée dans l’idée de la génial auteur du Bleu est une couleur chaude, Julie Maroh cette initiative est louable pour des raisons évidente mais en plus de ça elle est très rondement menée

Pourquoi le Projet 17 Mai ici espèce de démago pourrie de l’anus ?

Couv 17 Mai

Eh bien détrompez vous chers lecteurs a la verve fertile (j’ai bien dit verVe) ce n’est pas tant la démagogie qui me pousse à relayer cette initiative içi, quoi que après tout la cause elle même devrait être une raison suffisante.

Mais non c’est surtout le média employé qui a attirée mon attention. Grand fan de BD depuis tout jeune (le prochain article en traitera d’ailleurs, de BD) il n’y avait pas mieux sur le web pour attirer mon attention. Je me délecte des styles différent de chacun et je découvre beaucoup d’auteur qui enrichisse ma culture BDphile (non, je ne fais pas l’amour a des BD, posez cette appareil photo).

Pis sur le web y’a rien de mieux que des images pour faire passer un message, c’est très clair, direct sans être rébarbatif , très graphique bien évidemment et ça va droit au but sans fioriture. Chaque planche est frappante, touchante ou marrante, bref on trouve de tout.

Et puis rien de mieux qu’un site simple et joli comme ils l’ont fait pour se concentrer sur l’important dans message.

Voilà j’ai tenté de faire cours parce qu’un beau dessin vaut toujours mieux qu’un long discours, alors je vous laisse aller regarder ce beau projet et vous me remercierez quand vous vous serez marrés comme des baleines pendant 30 minutes.

Ciao !

Affiche Projet 17 Mai

 
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Publié par le 19/05/2012 dans [BD]

 

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Orphelins de Calvin & Hobbes relevez vous.

Dans ma grande campagne de reconquête des esprits perdus du blog suite à l’absence prolongée je vous offre aujourd’hui une pépite de l’art visuel, que dis-je une merveille de la représentation graphique, mieux encore une quintessence de l’expression colorimétrique !

Si vous n’êtes pas de cette élite pédante qui considère la Bande Dessinée comme de la sous culture vous avez sûrement entendu parler de la merveilleuse, la fabuleuse, l’inénarrable, la majestueuse série Calvin & Hobbes (pourvu que vous ne soyez pas de ceux qui ne lisent Les Blondes Tome 24 ou Les Blagues de Toto 8ème édition) Je crois qu’avec tout ça c’est moi qui finit par devenir intolérant…

Calvin Hobbes

Bref, si vous avez lu tout Calvin & Hobbes et que lorsque, fébrile, vous avez tourné la dernière page du 24ème tome (ou 11ème si vous avez lu en V.O) vous y êtes allé de votre petite larme lorsque vous avez vu cette image qui met fin à une merveilleuse aventure d’amitié qui vous a accompagné pendant des années entières alors nous somme fait de la même matière cher lecteur.

Et si vous n’avez pas lu Calvin & Hobbes, de un vous êtes très chanceux parce que vous avez des centaines de pages de bidonnement graphique devant vous, et en plus de ça la BD dont je vais vous parler aujourd’hui est un digne successeur de l’œuvre majestueuse de Watterson.

Cul de Sac, mais keskecé ?

Cul de Sac couverture

Le messie

Tout ce que vous devez savoir c’est que Cul de Sac bah c’est génial, et si ça vous suffit pas vous n’êtes que des rustres ! Dessinée et scénarisée par Richard Thompson cette aventure met en scène la famille Otterloop, centré surtout autour de la fille Alice qui, tout autant que Calvin en son époque, remet perpétuellement en question le monde tout en gardant cette délicieuse innocence d’un enfant de 6 ans.

Au delà de tout ça c’est une pléthore de personnage qui viennent peupler les pages de Cul de Sac et la vie d’Alice Otterloop, ses 2 parents et son frère mais aussi tous les gamins de maternelle, le voisin psychotique répondant au nom de Dill, la maitresse d’école Miss Bliss, le cochon d’inde Mr. Danders qui à des rêves de grandeurs, et des tas d’autres

L’histoire introduit et développe beaucoup plus de personnages secondaire que Watterson dans Calvin & Hobbes. Il crée ainsi une vrai toile de personnage et du comique de situation qui peut s’étendre sur plusieurs longues pages. C’est une fresque géniale d’une vie de banlieue d’aujourd’hui.

Watterson Approved

Mais ce n’est pas tout, je ne vous ait pas narré toute mon admiration du génie Watterson en vain, non seuleument j’espère bien vous avoir éduqué quelques vrais valeurs bande de petits chenapans mais en plus de ça toute cette prose bienveillante à un rapport avec le sujet dont je vous parle. Oui Cul de Sac est Watterson approved. Dans le premier (de deux pour le moment) volume de Cul de Sac devinez qui écrit une préface ?

Watterson ! Vous vous en doutiez pas hein ! Non seulement ça fait du bien d’entendre quelques mots du grand ponte de la BD comique américaine mais en plus quand on voit en quel terme il parle de ce bijoux alors il n’y à plus aucune place pour le doute

Moi qui croyais que les meilleurs comic strips étaient loin derrière nous, je n’ai jamais été aussi content de m’être trompé. Dans Cul de sac, de Richard Thompson, tout y est : l’intelligence, l’humour, la tendresse, un réjouissant talent pour les mots et, plus étonnant encore, des dessins absolument merveilleux.

Préface complète

Conclusion

Je serais honnête Cul de Sac manque encore d’un petit quelque chose pour rivaliser avec l’ingéniosité de Calvin & Hobbes. Une telle préface sur-vend peut être aussi un peu la BD et déclenche des attentes irréaliste. Tous les ingrédients sont là mais il manque cette touche de folie vraiment exagérée. Le style graphique pourrait aussi en rebuter quelques uns mais ne vous privez pas bêtement d’une des meilleures BD comique de ces dernières années.

La grande palette de personnage est vraiment plaisante à voir, tant on peut s’attendre à plein de réaction différentes, des ressorts comique différent selon chaque personnage.

Mais cette BD c’est surtout la preuve qu’on peut encore trouver des comiques comme au bon vieux temps et le pur bonus c’est la satisfaction de pouvoir décrédibiliser ses vieux croûtons qui nous soutiennent que “c’était mieux avant”



PS : Sur le site de pantsareoverratted.com vous pouvez trouver 2 types qui ont imaginé 4 planches de Calvin 20 ans après sa dernière aventure. C’est magnifique et collector

PS2 : Pour suivre les aventures journalières de la famille Otterloop , vous pouvez vous rendre ICI et apprécier une nouvelle planche tous les jours !

 
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Publié par le 19/04/2012 dans [BD]

 

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Questions existentielles, part I

Parce que parfois, on se sent seul face à l’Univers, aidez nous à trouver des réponses…

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Pourquoi Lana Del Rey s’est-elle offert la bouche de Daisy Del Mickey Parade ?

Eternal duckface

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Peut-on réellement prendre un bain dans cette position sans se noyer ?

Essayer d'imaginer le reste du corps...

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Ne risque-t-on pas de s’étouffer avec un strass en faisant un cunnilingus à une femme adepte du vajazzling ?

Google (image) is your friend !

 
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Publié par le 13/04/2012 dans [Cafoutch]

 

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Culte(s) ?!

L’autre jour, j’étais dans le tram, perdu au milieu d’étudiant(e)s outrageusement jeunes, beaux et insouciants. J’étais donc énervé, forcément. Vous m’excuserez alors le ton de la note qui suit (ou pas, mais dans le doute, je vais faire comme si).

Parce que, non, Cafoutch n’est pas qu’un prétexte pour étaler ma vie pourtant ô combien intéressante. Si je viens cracher mon fiel sur cette belle page web, c’est que l’heure est grave ! Et peut-être aussi parce que le patron a décidé que le blog devait renaître de ses cendres et qu’il m’a mis la pression…

J’étais donc dans le tram, déjà énervé, quand j’ai aperçu, par dessus l’épaule de mon voisin et au milieu d’un journal gratuit type “A Nous 20 Minutes en Plus dans le Metro”, une pub pour Virgin Megastore. La pub en question, la voici :

Ma première réaction fut la suivante :

“Oh putain ! La comédie de Sister Act passe enfin dans le coin ! Il me faut des places !”

Je n’avais plus été aussi excité depuis l’adaptation de Dracula par Kamel Ouali. J’ai donc tenté d’arracher le journal des mains de son propriétaire, qui s’est avéré être un instructeur de Krav Maga. Heureusement, je suis ceinture noire de lâcheté, j’ai donc profité d’un arrêt pour lui régler son compte en m’enfuyant avec la page de pub et un bout de la météo.

Grosse déception : point de gospel endiablé à l’horizon mais juste un catalogue pour hypermarché culturel. Par acquis de conscience, j’ai fini par détacher mon regard de cette nonne (probablement entrée dans les ordres pour lutter contre la pédophilie des prêtres et en faveur de leur mariage) pour détailler la couverture du dit catalogue.

Le titre : 600 références cultes par les experts Vigin Megastore

A priori, je n’ai pas de problème avec ce genre d’initiative. La FNAC avait lancé ce genre de catalogue de coups de coeur concernant les BD il y a quelques années et ça m’avait plutôt convaincu. Les choix sont forcément subjectifs, mais souvent pas trop mal argumentés. Virgin sort donc un nouveau catalogue de 600 livres, films, disques ou séries “cultes”.

SAUF QUE !

Sauf que, en couverture de ce catalogue, la plus importante référence, celle qui occupe la plus grande surface et qu’on repère de plus loin, est… Intouchables.

Culte ? Déjà ? Vraiment ?

Bon, comme tout le monde, j’ai fini par voir Intouchables. Et comme presque tout le monde, j’ai aimé Intouchables.

Mais Intouchables N’EST PAS un film CULTE !

Pire, en allant consulter le catalogue sur http://virgin.vous-propose.com/megaculte/index.html on découvre 5 items “mégacultes” dès les premières pages. Parmi ces 5 références ultimes, on trouve 2 produits estampillés Virgin, de nouveau Intouchables (probablement pour surfer sur la vague) et seulement deux produits vraiment cultes : le Monopoly et l’Ipod (qui, n’en déplaise aux détracteurs de la pomme, à démocratisé le mp3).

Heureusement, les 240 pages suivantes sont relativement plus cohérentes dans les choix. Les références choisies sont majoritairement mythiques et certaines pages font vraiment plaisir (notamment et par exemple, celle regroupant Scott Pilgrim, Kick Ass, Shaun of the Dead et Zombieland).

Mythique, oui ! Culte ? Pas sûr.

Comme Wikipedia est une source d’information totalement fiable, j’ai attrapé le Petit Robert (le dictionnaire en papier, pas un enfant qui passait là par hasard. Plus personne n’appelle son fils Robert de toute façon) pour trouver la définition de “culte” :

CULTE : n.m. du latin cultus, de colere “adorer”. 1 - Bla bla bla religieux bla bla bla divinité bla bla bla saint… 2 – bla bla bla religion bla bla bla divinité… 3 – bla bla bla religieux bla bla bla… 4 – Religion… 5 – Fig. Admiration mêlée de vénération, que l’on voue à qqn ou à qqch.

Sérieusement, à part quelques associations d’handicapés moteurs en grande détresse sociale, qui voue aujourd’hui une admiration mêlée de vénération pour Intouchables ?

C’est bien ce que je pensais.

Pour faire d’un objet ou d’une oeuvre quelque chose de culte, il faut une base de fan pas hyper équilibrés prêts à se retrouver déguisés dans un ciné glauque de la banlieue de Dijon pour voir le Rocky Horror Picture Show ou L’Empire Contre Attaque pour le 253ème fois.

Il faut une génération aujourd’hui trentenaire capable de réciter La Cité de la peur d’un bout à l’autre, bruitages et musiques inclus.

Il faut un groupe de barbus en toges et en sandale capable de chanter en langue elfique et sans accent les passages du Seigneur des Anneaux que tout être normal survole en soupirant.

Il faut un petit bout de campagne anglaise envahit par une armée de hippies à moitié nus venus voir Hendrix jouer l’hymne nationale américain avec les cheveux.

Il faut s’appeler Kubrick, Kurosawa ou Tarantino, Grandmaster Flash ou les Sex Pistols, Toriyama, Hergé ou Watterson, Tolkien ou Baudelaire, Steed ou Spock,…

Bien sûr, libre à chacun d’avoir ses références cultes et dieu sait que, en bon geek que je suis, les miennes sont nombreuses. Mais le succès d’une oeuvre, surtout s’il n’est que commercial, ne suffit pas pour y coller l’étiquette “culte” !

Le “culte” se construit grâce à une base de fans hardcore (et pas forcément nombreuse) et fait peur à toute personne extérieure au délire et saine d’esprit. Mais l’élément essentiel est le temps, la poursuite de l’adoration dans la durée.

Et heureusement ! Sinon, Twilight, Bienvenue Chez Les Ch’tis ou Justin Bieber auraient pu devenir cultes au lieu de sombrer dans l’histoire des accidents culturels.

Oui, le monde l'a échappée belle !

 
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Publié par le 09/04/2012 dans [Cafoutch]

 

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Jobs fait son “show”

A que-rebonjour chère internaute !

En vrai je voulais pas du tout revenir après 2 mois d’absence avec ce billet, mais la tentation de faire pour une fois un article dans l’air du temps et pas déjà dépassé de 2 mois lors de sa publication était trop forte. Promis dès le prochain je redeviens has-been et dépassé. En tout cas ça fait plaisir de vous re-parler chère lecteur(s) ! (notez l’humilité je ne sais même pas si je doit mettre au pluriel) je m’excuse de cette longue absence inacceptable, je sais que vous scrutiez fébrilement vos flux RSS chaque petit matin l’espoir en tête et les yeux plein de larmes. Je m’étenderais pas sur les raisons et je vais passer au coeur d’un article, qui souffre déjà, comme d’habitude sur ce blog, d’une introduction trop longue et sans aucun rapport.

Cette image non plus d'ailleurs n'a rien a voir !




Une guerre pas si thermonucléaire

Donc comme je le disais un article d’actualité pour une fois, mais je garde néanmoins ce soupçon de pédanterie sociologique si caractéristique. A l’occasion de sa première année à la tête de Google le “nouveau” patron et co-fondateur de Google Larry Page s’est livré à une interview dans lequel on apprend des tas de trucs qui n’intéresseront que ceux qui seraient capable de débattre pendant 2 jours sur l’utilité d’un watercooling sur un Nokia 3310.

Mais au milieu de tout ça une chose ressort, sa rencontre avec le gourou/demi-dieu/devin Jobs (rayez la mention inutile) et les mots qu’il se sont échangés sur son lit de mort. Pour ceux qui ont eu le courage de lire ceci :

Steve Jobs bio

800 pages et 2kg...

Vous savez que Jobs avait déclaré vouloir entamer une “guerre thermonucléaire” contre Android, affirmant que Andy Rubin (le boss Android) avait tout volé a l’iPhone. Il était prêt a y mettre tout le cash d’Apple le bougre (100 milliard tout de même…). Mais quand Page l’a assisté dans ses derniers moment Jobs avoua que tout ce ramdam finalement ce n’était que “for the show” (“pour la bagatelle” pour nos amis non anglophones)

Hein ? Quoi ? Comment ? Steve Jobs trollait IRL juste pour le fun ? Bah oui mais faut le comprendre aussi tout ca c’est dans l’ADN d’Apple.


Un petit peu d’histoire…

Les premiers produits d’Apple, pour ceux qui s’en souviennent encore et qui ne sont pas persuadé que Apple a commencé en vendant des iPhones, c’était des Macinstosh (même pas Mac a l’époque). Ils se sont lançés en 1984 avec un campagne de pub relativement bien branlée, dirigée par Ridley Scott qui avait été diffusée pendant la mi-temps du super bowl, les pubs les plus chères du monde donc, autant dire que fallait pas qu’ils se ratent. Voilà ce qu’ils ont sortis.

Voilà, je pense que toi lecteur intelligent tu as compris que Apple se positionnait en 1984 comme l’outsider, le rebelle face au grand duo IBM / Microsoft qui dictait sa loi a l’époque. Qui cultivait ainsi son image de “Think Different” une marque pour “les autres”. Mais voilà avec l’avènement de l’iPhone et l’iPad qui squattent les plus grosses ventes de produits techno depuis 5 ans Apple se retrouvait dans une situation inédite


Un adversaire tout désigné

Hérésie ! Le produit Apple était devenu mainstream, le “Think different” n’avait plus aucun sens quand tout le monde était embrigadé et persuadé d’être part de cette micro-élite

Think different

If you know what I mean...


Prisonnier de cette image Apple n’arrivait plus a cultiver cette culture de l’underground, de l’outsider contre le grand méchant. Pire encore, Apple était devenu ce qu’il condamnait eux-même quelques années auparavant, le “Big Brother” de la technologie. Et en 2007 Microsoft n’est plus l’industrie tech la plus hype du moment, Google à pris sa place. Voir Google lancer son propre système d’exploitation pour smartphone c’était une occasion rêvée pour Apple, un nouveau partenaire/adversaire pour se garder en forme

En 5 ans Google est devenu le duo IBM / Microsoft de 1984, Android représente quasiment 50% du marché du smartphone mondial. Jobs avait trouvé l’adversaire idéal, de nouveau en position de challenger Apple pouvait se rallier avec tous ses clients autours d’un ennemi commun. Apple retrouve sa culture d’entreprise élitiste qui a fait son succès, de nouveau en position de pourfendeur du vilain technocentrisme Googlien


Une histoire qui se finit bien ?

Si vous m’avez suivi jusqu’à ces lignes,d’abord je vous en remercie parce que faire un article de 12 bornes pour un retour c’est quand même sacrément pas encourageant, mais surtout vous avez vu que cette querelle Android VS. iOs n’est que le résultat d’une très bonne campagne de pub de laquelle les 2 entreprises tire énormément de profit. Du coup il serait peut être temps de mettre fin à ces batailles puériles de fanboy qui s’insultent à longueur de journées pour savoir finalement qui est le meilleur des deux, vous pensez pas ?



PS : Le Ps de cette article sera surtout utile pour vous tenir au courant de ce que ce blog va devenir dans les semaines qui viennent

- Je vais essayer de reprendre un rythme de parution plus ou moins soutenu, comme je l’ai dit certains évènements ont fait que j’ai été absent quelques temps mais je vais m’y remettre plus sérieusement à partir de maintenant

- Vous allez peut-être voir d’autre co-auteur arriver aussi dans les prochaines semaines, en plus de Le Gris, pour aider ce blog a tenir un rythme de mamie en déambulateur

- J’espère que vous 3 lecteurs me serez restez fidèle et que vous me pardonnerez cette longue absence surtout (Les archives du blog passeront direct de Février à Avril mais on fera comme si rien n’était arrivé d’accord?)

PS2 : Et malgrès tout en guise de virgule WTF pour clore cette article je vous offre cette bonne tranche de rigolade de fanboy iOs qui s’insurge de l’arrivée de Instagram sur Android. Enjoy y’a du très haut niveau

 
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Publié par le 06/04/2012 dans [Cafoutch], [Geek]

 

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viBeo, une sombre histoire de pêche.

Phising image

Avec un titre comme ça je m’assure de me retrouver au moins avec le lectorat de chasse pêche et traditions en plus de celui de l’amical des fruits et légumes.

Cher amis l’heure est grave, la planète est pollué, les enfants sont exploités dans les usines, et Zaz continue de chanter. Mais tout ca ce n’est rien a coté de cette violence quotidienne qui s’étale devant vos yeux :
Vos amis Facebook.

Vous avez sûrement remarqué une recrudescence de partage de tas de vidéo choc venu pourrir votre Timeline avec des titres tels que Si t’accepte n’importe qui sur Facebook tu vas attraper le sida ou alors Il se pète la jambe en 12 avec un marteau piqueur .
Ces vidéos mènent toutes vers la plateforme de video viBeo (B for the Best attention) et vous vous êtes peut-être retrouvé vous même a partager la vidéo de Mémé danse le break sur M. Pokora sans le vouloir aucunement. Révolte !

Révolte

M. Astier je n'ai pas les droits de cette image, j'espère que vous me pardonnerez



La raison derrière tout ca c’est que nous avons de nouveau affaire a un petit système frauduleux qui vient vous pourrir la vie. Voyez vous la communication virale exponentielle rapporte tellement gros aux entreprises que certains emploient aujourd’hui des manières peu respectable (à l’insu de votre plein gré certains diront !)
Chez viBeo on est pas beaucoup plus imaginatif qu’ailleurs, lorsque vous voulez regarder une vidéo on vous demande de cliquer sur 2 petite lettre sur l’anim Flash pour prouver que vous n’êtes pas un robot. L’internaute prudent habitué à ces contrôles de routine ne fais pas attention et déguste sa vidéo gentiment. Sauf que l’internaute prudent a tort (quel con celui là) car derrière ce contrôle se cache en réalité un système qui vous fait automatiquement partager la video lorsque vous effectuez la manipulation demandé.

Le responsable ? Un petit bouton “like” (si bien connu des internautes) invisible se cache derrière tout ça.

likebutton

Coucou vous me voyez pas mais je suis là



Ainsi quand vous cliquez la vidéo se partage automatiquement sur votre compte Facebook sur lequel vous êtes constamment connecté et voilà que tout le monde va faire de même.

Voilà, grâce a moi vous n’avez plus a vous débarasser de vos amis et commencer a en accumuler des plus intelligents que les derniers, suffit juste de les punir en les envoyant lire cette article [/pub gratos]

Cette technique s’appelle du phising et croyez moi c’est vieux comme le monde et ça ne méritait même pas que j’en fasse un article aussi long mais voyez vous je suis payé au caractère alors j’en fais des tartines c’est plus sympa.

 

Ps : En remontant vers l’hébergeur du site on tombe sur

Registered through: GoDaddy.com, LLC (http://www.godaddy.com)
Domain Name: VIDEO-INCROYABLES.COM
Created on: 27-Oct-11
Expires on: 27-Oct-12
Last Updated on: 27-Oct-11

DomainsByProxy.com
15111 N. Hayden Rd., Ste 160, PMB 353
Scottsdale, Arizona 85260
United States

Vivement que SOPA nettoye un peu tout ce merdier ;)

 

 
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Publié par le 01/02/2012 dans [Geek]

 

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Occupe tes soirées avec……Black Books

Bon puisque mon associé m’a volé la série dont je suis un fanboy absolu, à savoir Community, je me sens obligé de partager autre chose avec vous. Je ne vous ferais pas l’affront de vous parler de Arrested Development qui est probablement le plus pur bijou de série dans la veine de Community.

Non, aujourd’hui on traverse l’atlantique et on va s’intéresser a une série british les amis. Parce que, eux aussi, savent nous faire rire, et autrement qu’avec leur pudding et leurs mariages kitsch. Sans plus tarder, je vous annonce de suite que les 8 prochaines heures que vous passerez devant une série, ce sera probablement devant Black Books.

Black Books

Revenez, ces personnages sont pas si effrayants

Black Books, mais kesskecé ?

Tout d’abord ce que vous devez savoir c’est que c’est génial, et rien que pour ça vous devez regarder, et si ça vous suffit pas et bah vous n’avez pas d’âme.

A part ça Black Books c’est l’histoire de Bernard Black, être irascible, irrespectueux, bordélique et misanthrope dont la seul amie est Fran, une alcoolique trentenaire désespérée de trouver l’amour qui tient un magasin a coté qu’on pourrait qualifier de “magasins de truc”. Déjà ça donne envie non ? Gérant d’une petite librairie de seconde main, cadre qui prête déjà au suicide social si vous avez déjà vu des vrai libraires autrement que dans Coup de Foudre a Noting Hill, Bernard va voir sa vie de cafard perturbée par l’arrivée de Manny, être plein de joie de vivre et de motivation.

Black Books library

Voilà un magasin qui respire la joie de vivre

Crée par Graham Linehan (auteur du merveilleux I.T Crowd qui fera l’objet d’un autre article…..plus tard…un jour) c’est un bijou d’humour anglais. Je m’adresse a vous, génération de bafoués par les séries américaines, trop lisse, trop puritaine et trop….américaine, sachez qu’il existe un ilot ou le racisme, le politiquement incorrect et le sexe vous attendent : les séries British, qui regorgent souvent de concepts pépites toujours ratés par les américains.

Mais je diverge, pardonnez-moi. Black Books est composé uniquement de 3 saisons de 6 épisodes (English style donc), mais sachez que vous en aurez pour votre “argent”. Fran, Manny et Bernard égayent vos mornes vies et vous emmènent dans des situations absurdes et délirantes. Situations qui finiront inéluctablement de terrible manière, ce qui renforcera votre point de vue nihiliste et désenchanté sur le monde.

Si vous n’avez jamais vu un homme survivre dans une librairie façon ”Bear Grylls”, des inadaptés tenter d’apprendre a lire a un taulard meurtrier de 40 ans ou si vous voulez savoir a quoi ressemble une robot prostiitué du futur c’est le moment de se lancer dans un bon bain de WTF.

Amis lecteurs, si toi aussi tu as du gout, tu ne peux passer a coté de Black Books. Et si il y a bien une chose de merveilleux avec cette série, c’est qu’elle réussira a t’ôter toute joie de vivre dans la plus grande bonne humeur possible.

 
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Publié par le 22/01/2012 dans [Série]

 

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Si toi aussi tu sais lire, lis La Tour Sombre !

A priori, si vous faites partie des 8 lecteurs de ce blogs qui ne tombent pas ici par erreur après une recherche des mots clés “choisi ta France”, vous savez lire. Ou alors vous ne venez ici que pour les zoulies zimages, auquel cas, ce texte est inutile et vous ne savez pas vous servir d’Internet. Parce qu’avec deux ou trois mots clés bien choisis on tombe sur des images vraiment intéressantes. Mais je digresse…

Donc vous savez lire.

Et si vous savez lire, vous devez… Pardon… Vous DEVEZ lire des livres. Je sais qu’à l’heure actuelle ça peut paraître étrange de pas tout faire devant un écran, mais il existe des objets, souvent assez classieux, réalisés tout en papiers et qui contiennent non seulement des mots imprimés mais surtout des claques de folie.

Pour pas faire mon vieux de base et éviter de lancer un débat bien stérile, vous pouvez à la limite lire sur tablettes ou livres électroniques, mais je reste un ardant défenseur de l’objet papier. Déjà, parce que tout n’existe pas encore en version numérique et puis pour pouvoir ranger le bouzin dans une bibliothèque après lecture (ça fait joli dans le salon et ça se prête aux amis).

L’une des claques en question en ce qui me concerne, c’est La Tour Sombre de Stephen King.

Pour une fois que le titre est traduit tel quel tout en restant classe...

Si vous avez tout de suite pensé à Ca, Le Fléau, Shinning ou Misery, bravo, vous avez raison, ce sont bien des ouvrages de King (probablement parmi les meilleurs en plus, vous êtes balaises). Mais la Tour Sombre n’a rien à voir avec l’univers horrifique si cher à l’auteur (même si des passerelles existent, j’y reviens plus tard) et peut plaire aux anti-King (sauf si son style d’écriture vous file vraiment des boutons) comme aux amateurs de fantastique en général.

En guise d’introduction, et pour placer l’ouvrage au niveau qu’il mérite, La Tour Sombre est le chef d’œuvre de Stephen King, la colonne vertébrale de toute sa carrière. Commencé dans les années 70, avant même Salem ou Shinnig, il a fallu douze ans à King pour terminer Le Pistolero, premier tome de cette épopée. Et seulement le premier jet en plus, puisque King a récemment retravailler son texte pour qu’il colle plus à la suite de l’histoire et soit un peu moins ésotérique. Et, malgré la parution en 2004 de la fin (magistrale) de l’histoire, il continue à y travailler puisqu’une sorte de préquelle doit paraitre cette année.

Bon, là je m’aperçois que je m’enflamme sans vous poser le contexte. Le roman compte 7 tomes. Il est donc impossible d’en faire un résumé concis et clair. Mais je vais essayer de poser quelques bases.

Imaginez le monde des chevaliers de la table ronde (Arthur, Lancelot, Merlin, je pense que ça parle à tout le monde). Virez les armures et les épées et remplacez les par des pantalons en bleu de Nimes et des révolvers. Vous obtenez l’univers du héros, Roland, dans sa jeunesse. Fils du patron du coin et descendant d’un certain Arthur, il va devoir faire ses preuves pour devenir un Pistolero sans peur et sans reproche dans un contexte géopolitique pas cool. Sauf que l’histoire ne commence pas là.

Elle commence bien des années plus tard, après une catastrophe type Armageddon nucléaire. “Le monde a changé” et pas en bien. Les rares survivants vivent repliés sur eux même au milieux de déserts, à la merci de “lent mutants” et de fous (on dirait Ken le survivant, mais en fait non). C’est dans ce genre de décor qu’on découvre Roland, le dernier Pistolero, lancé à la recherche de la Tour Sombre, le pilier central des univers déjà bien abîmé qui menace de s’effondrer complètement.

Roland c’est Arthur sous les traits de Clint Eastwood, la Tour Sombre, c’est son Graal.

En théorie, la Tour Sombre est au milieu d'un champ de roses rouges, mais l'illustration a quand même la classe, non ?

Cette quête pour sauver les mondes sera aussi celle de la rédemption pour Roland, qui devra se confronter à son passé et aux raisons qui ont fait que “le monde à changé”. J’aime bien cette phrase ça fait critique sérieuse.

C’est bien mieux expliqué dans le bouquin mais le destin (le Ka) va obliger Roland à trouver des compagnons (et former un Ka-Tet) pour l’aider dans son périple. Et comme y a plus grand monde dans son univers, il va devoir aller les chercher dans le New York de notre univers et, pour simplifier, à différentes époques. Eddie est un junkie des années 90 qui devra se sevrer sur une plage occupée par des homard gigantesques et agressifs. Odetta est une afro-américaine schizophrène en fauteuil roulant kidnappée dans les années 60 et qui va mal le prendre. Jake, enfin, est un jeune garçon que le Pistolero sauvera de la mort dans les 70′s.

Odetta / Detta / Susannah... Elle est pas toute seule dans sa tête.

Je vais bientôt arrêter de spoiler (j’ai déjà balayé les deux ou trois premiers romans, à la louche), mais le Ka-Tet de Roland croisera aussi un train poseur d’énigmes, des animaux gigantesques, des sbires pas commodes, des personnages (ou des lieux) venus d’autres romans, ceux de King notamment (d’où les passerelles évoquée plus haut), avant de croiser l’auteur lui même.

Et la fin… La fin est juste l’une des plus belle, et peut-être la moins décevante, que j’ai jamais lu.

En plus de la “préquelle” à paraître (et prévue pour s’insérer entre les tomes 4 et 5), il existe un Vade Mecum (sorte d’encyclopédie de l’univers) en plusieurs tomes et un comic book retraçant l’histoire de Roland de façon plus chronologique, graphiquement impressionnant et qui se permet de combler certains vides dans l’histoire du roman (je vous en conseille la lecture après celle des trois premiers tomes du livre, au moins). Enfin, une adaptation ciné est en préparation entre les mains de Ron Howard (mais l’accouchement est difficile, risque de grossesse nerveuse ou de fausse couche à prévoir).

Jae Lee aux crayons, ça envoie !

La Tour Sombre c’est bon, mangez-en !

 
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Publié par le 10/01/2012 dans Livre

 

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Apple a t-il les moyens de démocratiser la commande vocale ?

Hal 9000

I'm afraid i can't do this...

Comme absolument tous les êtres humains de cette planète sans exception, vous savez forcément qu’Apple a sorti le dernier modèle de son joujou l’ iPhone 5 4S. Et la plus grosse nouveautés de toute, celle qui va nous faire courir dans un Apple Store acheter ce précieux, c’est Siri.

Siri, c’est les débuts de Hal 9000 dans notre vie de tous les jours. Un assistant vocal intégré dans ta poche (essayez pas avec un ou une vrai secrétaire, nan, ça marche pas).

Siri est donc annoncé comme l’aboutissement d’une promesse que l’on nous fait depuis 15 ans et qu’on à vu dans tous les films : la voix pour utiliser son téléphone.

Je redresse les torts tout de suite. Oui, énormément de téléphone ont une fonction d’assistance vocale plus ou moins poussé. Apple n’a rien inventé. Seulement aujourd’hui, Apple et Google (aussi) ont un tel poids dans le secteur du mobile qu’une décision comme celle là pourrait bien transformer le “gadget” en “nouvel interface”

Apple iPhone Siri

Parce que, quoi qu’on dise aujourd’hui, si mon superbe téléphone Android profite d’une interface tactile aussi bien pensé st’un peu grâce a Apple (je vais pas me faire des copains moi…). Apple entamerait-il donc une deuxième évolution dans l’interface homme-machine ? Et ont-il la force nécessaire pour populariser une technologie qu’on nous vante faussement depuis 15 ans ?

Première chose qu’il est nécessaire de bien préciser, Siri est en beta (si si, regardez bien tout en bas, écris en tout petit). Et ça, c’est déjà étonnant pour Apple qui avait l’habitude de, certes, sortir des produits manquant des fonctions de base, mais toujours avec des technologies finalisées. Donc nous jugeons un produit qui n’est clairement pas fini.

Maintenant qu’en est-il dans la vrai vie ?

Is Siri retarded

Tiré du tumblr http://shitthatsirisays.tumblr.com

Chez nos confrères mangeurs de Big-Mac, Siri est en fait plutôt intelligent. Il comprend et réponds à un grand nombre de questions sans trop de difficultés. Mais comme vous vous en doutez, sur notre vieux continent, Siri est un peu plus abruti que là bas. Et ce, pour une raison simple, c’est que les recherches passe par le moteur sémantique Wolfram Alpha qui, avouons le, est tout a fait bluffant. Contrairement a Google, Wolfram Alpha réponds directement a vos questions avec un tas de données plutôt qu’une liste de lien comme fait Google. Mais là, gros hic : Wolfram Alpha ne comprends pour le moment que les questions formulés en langue anglaise. Donc pour avoir des réponses directe à vos questions et non une liste de liens susceptibles de vous intéresser il faut parler avec du pudding dans la bouche.

Pour le moment, l’expérience complète de Siri n’est donc accessible qu’au pays anglophone, ce qui limite grandement l’intérêt chez nous. Et si Siri ne nous permet pas de faire plus que ce qu’on peut déjà faire avec nos petits doigts boudinés, alors Siri restera gadget.

Siri

Désolé, ca partait bien nous deux pourtant...

Mais là ou Apple se doit de frapper fort si il veut faire de Siri une vrai révolution qui nous fera tous passer pour des abrutis a parler a notre téléphone, notre télé ou notre micro-onde, c’est convaincre Mme Michu.

Mme Michu c’est cette dame qu’on connaît tous et qui, face aux technologies, ne pense pas beaucoup plus loin que “une petite partie de solitaire, un peu de traitement de texte et écrire un mail à mes petits enfants”. Ne niez pas, vous en avez tous une dans votre famille ou vos amis ! Derrière ses airs innocent et gentillet, Mme Michu détient un pouvoir extraordinaire. C’est bien à elle que s’adresse Apple avec sa version très simplifiée de la technologie, mais c’est aussi elle qui va faire basculer ou non le marché dans de nouveaux horizons.

Pub Moulinex

Mme Michu était déjà là dans les années 50 !

Et si j’essaie d’oublier mon point de vue d’amateur technophile et que je me glisse dans la peau de la Mme Michu d’aujourd’hui, je ne suis pas prête pour parler à mon téléphone pour lui donner des ordres. Alors qu’Apple a vraiment réussi à prendre une place sur un marché de smartphone simple et directement utilisable (et a donc conquis énormément d’allergique a la techno), la reconnaissance vocale elle, n’est pas encore rentrée dans les mœurs. Les Mme Michu autour du monde sont encore assez réticentes a considérer leurs appareils comme des “êtres” parlant.

C’était mes 2 cents sur Apple et Siri aujourd’hui. On ne peut nier qu’avec ça ils prennent beaucoup de risques et tentent encore de réinventer l’interface homme-machine. Si dans 10 ans on parlent tous à nos machines de façons absolument naturels, alors on regardera sûrement Siri comme le premier pas dans la reconnaissance vocale vraiment intelligente. De plus si quelqu’un a aujourd’hui le pouvoir de démocratiser une nouvelle techno c’est bien Apple, avec un parc de machines et de fidèles énorme.

L’iPad nous montre aussi, que peut être, le toucher est un sens plus primaire, plus naturel que la voix…

 
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Publié par le 27/12/2011 dans [Geek]

 

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