Orphelins de Calvin & Hobbes relevez vous.

Dans ma grande campagne de reconquête des esprits perdus du blog suite à l’absence prolongée je vous offre aujourd’hui une pépite de l’art visuel, que dis-je une merveille de la représentation graphique, mieux encore une quintessence de l’expression colorimétrique !

Si vous n’êtes pas de cette élite pédante qui considère la Bande Dessinée comme de la sous culture vous avez sûrement entendu parler de la merveilleuse, la fabuleuse, l’inénarrable, la majestueuse série Calvin & Hobbes (pourvu que vous ne soyez pas de ceux qui ne lisent Les Blondes Tome 24 ou Les Blagues de Toto 8ème édition) Je crois qu’avec tout ça c’est moi qui finit par devenir intolérant…

Calvin Hobbes

Bref, si vous avez lu tout Calvin & Hobbes et que lorsque, fébrile, vous avez tourné la dernière page du 24ème tome (ou 11ème si vous avez lu en V.O) vous y êtes allé de votre petite larme lorsque vous avez vu cette image qui met fin à une merveilleuse aventure d’amitié qui vous a accompagné pendant des années entières alors nous somme fait de la même matière cher lecteur.

Et si vous n’avez pas lu Calvin & Hobbes, de un vous êtes très chanceux parce que vous avez des centaines de pages de bidonnement graphique devant vous, et en plus de ça la BD dont je vais vous parler aujourd’hui est un digne successeur de l’œuvre majestueuse de Watterson.

Cul de Sac, mais keskecé ?

Cul de Sac couverture
Le messie

Tout ce que vous devez savoir c’est que Cul de Sac bah c’est génial, et si ça vous suffit pas vous n’êtes que des rustres ! Dessinée et scénarisée par Richard Thompson cette aventure met en scène la famille Otterloop, centré surtout autour de la fille Alice qui, tout autant que Calvin en son époque, remet perpétuellement en question le monde tout en gardant cette délicieuse innocence d’un enfant de 6 ans.

Au delà de tout ça c’est une pléthore de personnage qui viennent peupler les pages de Cul de Sac et la vie d’Alice Otterloop, ses 2 parents et son frère mais aussi tous les gamins de maternelle, le voisin psychotique répondant au nom de Dill, la maitresse d’école Miss Bliss, le cochon d’inde Mr. Danders qui à des rêves de grandeurs, et des tas d’autres

L’histoire introduit et développe beaucoup plus de personnages secondaire que Watterson dans Calvin & Hobbes. Il crée ainsi une vrai toile de personnage et du comique de situation qui peut s’étendre sur plusieurs longues pages. C’est une fresque géniale d’une vie de banlieue d’aujourd’hui.

Watterson Approved

Mais ce n’est pas tout, je ne vous ait pas narré toute mon admiration du génie Watterson en vain, non seuleument j’espère bien vous avoir éduqué quelques vrais valeurs bande de petits chenapans mais en plus de ça toute cette prose bienveillante à un rapport avec le sujet dont je vous parle. Oui Cul de Sac est Watterson approved. Dans le premier (de deux pour le moment) volume de Cul de Sac devinez qui écrit une préface ?

Watterson ! Vous vous en doutiez pas hein ! Non seulement ça fait du bien d’entendre quelques mots du grand ponte de la BD comique américaine mais en plus quand on voit en quel terme il parle de ce bijoux alors il n’y à plus aucune place pour le doute

Moi qui croyais que les meilleurs comic strips étaient loin derrière nous, je n’ai jamais été aussi content de m’être trompé. Dans Cul de sac, de Richard Thompson, tout y est : l’intelligence, l’humour, la tendresse, un réjouissant talent pour les mots et, plus étonnant encore, des dessins absolument merveilleux.

Préface complète

Conclusion

Je serais honnête Cul de Sac manque encore d’un petit quelque chose pour rivaliser avec l’ingéniosité de Calvin & Hobbes. Une telle préface sur-vend peut être aussi un peu la BD et déclenche des attentes irréaliste. Tous les ingrédients sont là mais il manque cette touche de folie vraiment exagérée. Le style graphique pourrait aussi en rebuter quelques uns mais ne vous privez pas bêtement d’une des meilleures BD comique de ces dernières années.

La grande palette de personnage est vraiment plaisante à voir, tant on peut s’attendre à plein de réaction différentes, des ressorts comique différent selon chaque personnage.

Mais cette BD c’est surtout la preuve qu’on peut encore trouver des comiques comme au bon vieux temps et le pur bonus c’est la satisfaction de pouvoir décrédibiliser ses vieux croûtons qui nous soutiennent que « c’était mieux avant »



PS : Sur le site de pantsareoverratted.com vous pouvez trouver 2 types qui ont imaginé 4 planches de Calvin 20 ans après sa dernière aventure. C’est magnifique et collector

PS2 : Pour suivre les aventures journalières de la famille Otterloop , vous pouvez vous rendre ICI et apprécier une nouvelle planche tous les jours !

Orphelins de Calvin & Hobbes relevez vous.