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Archives Mensuelles: juin 2012

Don King présente un choc de titans : livre papier -Vs- livre numérique

Avertissement : cet article ne contient pas d’image ! Mais sinon il est bien quand même…

Je deviens vieux, c’est une évidence.

Je suis né dans un monde où le Minitel régnait sans partage sur la pornographie virtuelle, où la radio était le seul moyen d’écouter de la musique sans avoir à changer de face toutes les 30 ou 45 minutes, où les vidéos de faceplant ou de lolcat étaient présentées par Bernard Montiel sur TF1 et où poker une inconnue avait des conséquences physiques plus ou moins douloureuses. Et ce ne sont là que quelques exemples, je vous épargne la description des vêtements ou des coupes de cheveux. Et pour ceux qui ne comprendraient pas les références de ce paragraphe, je vous renvoie à St Google et à vos révisions pour les rattrapages du bac.

Je suis donc au moins grabataire et jusqu’à présent, pour moi, un livre était fait d’une paire de couvertures plus ou moins souples et de quelques centaines de pages entre les deux. Oui, de pages, en papier.

Je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui regarde encore plus la télé que la mienne (ce qui est hallucinant vu les 15 heures non stop que je passais devant le Club Dorothée le mercredi) et qui, entre deux émissions culturelles type Secret Story, surfe allégrement sur le net pour ne rien rater des derniers potins people, des derniers démembrements canadiens ou pour twitter sa rage contre la société en apprenant que la sortie de l’iPhone 5 est repoussée (c’est un exemple, ne vous ouvrez pas les veines tout de suite). Donc, oui, je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui ne lit pas : cet article va parler bouquin.

Je m’excuse d’ailleurs aussi auprès des rares de cette même génération qui lisent mais pour qui la Littérature avec un grand L est écrite par Stephenie Meyer. Désolé, vraiment.

Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog (et vous êtes tellement nombreux… hum) vous savez déjà que j’aime les livres, pas uniquement pour les histoires qu’ils renferment mais aussi pour l’objet livre. J’aime bouquiner au pieu avant de dormir, j’aime l’odeur d’un livre neuf, j’aime trainer dans les librairies et me laisser tenter par les couvertures racoleuses et les quatrième de couvertures mystérieux, j’aime essayer de  faire attention à un livre quand je le commence pour finir par en corner les pages faute de marque-page, j’aime prêter/emprunter un livre à un pote pour ne jamais le revoir/le rendre, j’aime ranger un bouquin dans ma bibliothèque de la façon la plus harmonieuse possible en prétendant qu’un jour, je le relierai… (oui, je suis un psychopathe).

Mais tout ça, c’était avant l’arrivée d’Amazon, mon Messie personnel et abomination ultime pour la filière traditionnelle du livre.

Ce blog n’a pas la vocation de faire de la pub, mais on vous balance régulièrement nos coups de cœurs en matière de BD, de livres ou de séries, alors pourquoi pas pour un site marchand (hein, pourquoi pas) ? Parce qu’Amazon enterre ses concurrents à tellement de niveau que ça devient presque trop facile : choix, livraison, service après-vente… Les fois où j’ai pesté (si, si, pesté) contre Amazon se comptent sur les doigts d’une main du Pingouin. Depuis quelques années, j’achetais déjà l’intégralité de mes BD ou de mes livres US sur le site ricain d’Amazon, j’étais le plus heureux des hommes. Et puis, Amazon à inventé l’ebook !

J’arrête tout de suite les réactions éventuelles du type « c’est pas Amazon qui à inventé l’ebook ! » parce que je suis désolé, mais Amazon à inventé l’ebook comme Apple à inventé le smartphone. Comme pour la marque à la pomme, les concurrents vont mettre le temps pour se mettre au niveau.

Ma première réaction fut de rejeter en bloc cette évolution sacrilège. Rien ne pouvait remplacer le Livre pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Et puis, les versions des liseuses électroniques se sont multipliées, se sont améliorées… Le petit geek en moi (il s’appelle Perceval, pèse 156 kg, occupe au moins trois quart de mon cerveau) a craqué et m’a forcé à acheter mon Kindle Touch perso à moi que j’ai.

Le kilomètre de texte ci-dessus était nécessaire, promis. Il permet de vous faire une idée de ma personnalité tourmentée, prise en sandwich entre un amour du Livre old school et un coté geek early follower. Du coup, je vais clore cet article interminable par un verdict forcément impartial.

Avertissement : un livre électronique ne peut en aucun cas être comparé à une tablette. Certes, il est possible de lire un ebook sur tablette, mais ceci est d’un inconfort et d’un mauvais gout tels que ça frôle l’illégalité.

Le Livre Vs Kindle : le match !

Round 1 – Manutention :

Avantage Kindle. Léger, fin, à peine plus grand qu’un livre de poche, il permet de trimballer une bibliothèque entière sans avoir à louer un Jumper. Sans aller jusque là, quand on lit un pavé ou une saga de plusieurs millier de pages, c’est plus facile pour lire dans le métro.

Round 2 – Plaisir de lecture :

Avantage Livre. Si le confort de lecture est hallucinant sur les dernières génération de liseuse grâce à l’encre électronique et à l’adaptabilité de la police, de sa taille et de son contraste, rien ne peut remplacer le contact du papier, le fait de tourner la page pour de vrai, de voir avancer le marque-page vers la fin du livre.

Round 3 – Choix :

Avantage Livre. La bibliothèque Kindle compte plusieurs millions de livres mais quand on gratte on s’aperçoit qu’ils sont principalement ricains. Cela ne pose pas de problème jusqu’au jour où on veut lire La Horde Du Contrevent (livre français indisponible en format électronique) ou L’Aube de la Nuit (traduction française d’un livre américain indisponible en format électronique). Frustrant.

Edit au 25/04/13 : La Horde du Contrevent est à présent disponible sur Kindle. Achetez-le (c’est un des meilleurs roman jamais écrit), mais à choisir et pour de nombreuses raisons, achetez le plutôt dans sa version papier.

Round 4 – Disponibilité :

Avantage Kindle. Une fois que vous avez choisi un livre, 4 secondes suffisent pour l’acheter, le télécharger et commencer à le lire. Alors oui, on peut commencer à lire un livre dans une librairie, pendant qu’on fait la queue pour le payer. Mais pouvoir acheter un livre sans bouger son gros cul de son meilleur fauteuil un dimanche matin, c’est quand même le pied.

Round 5 – Le prix :

Photo finish nécessaire. On pourrait croire que la dématérialisation entraine un prix dérisoire. C’est vrai pour certains titres. Les livres du domaine public sont souvent vendus pour une misère (l’intégrale d’Arsène Lupin ou de Sherlock Holmes est vendu 2.90 € par exemple) ou sont tout simplement gratuits. Mais pour les livres récents, étonnamment, le prix de l’ebook se situe entre celui du "beau livre" et de l’équivalent poche. Maintenant, Internet étant le royaume du non droit, rien ne vous empêche de télécharger gratuitement des livres pirates, mais 1) c’est illégal et 2) c’est tellement plus chiant.

Verdict :

Égalité presque parfaite. La liseuse numérique est un très bon complément au Livre, tout dépend de vos habitudes de lecture, de l’endroit où vous lisez, de la disponibilité d’un titre, des circonstances d’achat…

Conclusion :

Démerdez vous !

 
9 Commentaires

Publié par le 20/06/2012 dans [Geek]

 

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L’entrée en bourse de Facebook et ses sois-disant conséquences néfaste sur la vie privée.

Ma mauvaise foi et mon détachement légendaire m’oblige aujourd’hui à venir te parler a toi cher lecteur (oui à toi derrière ton écran, et à toi seul, tu rends compte !).

Ce blog vivote toujours avec quelques articles par-ci par là, mais il y a parfois de ces choses qui me poussent a écrire sur un coup de tête, en bien quand je vois des initiatives comme Le Projet 17 Mai ou d’autres fois des coups de gueule quand je vois des bêtises se répandre encore sur Facebook. Aujourd’hui ce billet rentre dans la 2ème catégorie.

Horreur ! Stupeur ! Morbleu ! Vindiou de crébondieu ! Qu’est ce qu’on vô pas encore voir comme bétises !

En ce moment la mode sur Facebook c’est de copier-coller un statut qui laisse profondément perplexe :

Facepalm

Je sais pas vous, mais chez moi ça pullule

Là ce que ca m’inspire a première vue c’est un millier de facepalm. Parce que pour ceux qui sont un tout petit peu familier de le fonctionnement des Zinternets du cybernautes eh bah ça ca se classe juste en dessous des chaînes par mail dans les bullshits de l’Internet

Abomination

Les années 2000, la coupe mulet, les gifs animés et les chaînes pour sauver les bébés chatons

Soyons clair, pourquoi cette mode qui se propage sur Facebook est une connerie absolu ?

Si l’on commence par le commencement (Et hop un pléonasme) au tout début il n’y avait rien. Puis y’a eu un gros boum à un moment, des gros caillou se sont dispersé dans l’espace, poissons, singe, humains puis les CGU de Facebook (en résumé c’est l’histoire de notre civilisation).

Les CGU c’est le Conditions Générale D’utilisation….Mais si vous savez ce truc plein de mots et de phrases qu’on lit jamais quand on s’inscrit quelque part. Là on essaie de comprendre un peu ce langage de juriste cravateux écrit en caractère 8 blanc sur fond blanc cassé et on trouve 2 choses intéressante.

Vous avez déjà donné tous vos droits

Uncle Sam

Ce n’est pas une faute c’est une référence

 You grant us a non-exclusive, transferable, sub-licensable, royalty-free, worldwide license to use any IP content that you post on or in connection with Facebook (IP License).

Voilà sans le Big-Mac dans la bouche ca veut dire :

"vous nous donnez la possibilité d’utiliser tous vos contenus pour des fins commerciale sans vous verser une quelconque rétribution"

Là soit vous choisissez le camp de ceux qui s’outrent de cette violation de vie privée (mais c’est déjà trop tard) soit vous vous dites qu’après tout pour un organe qui tire tous ces revenus de la pub et bah c’est un comportement assez normal d’utiliser les renseignements que vous lui donnez gracieusement.

Aux Etats-Unis la loi s’amuse

You consent to having your personal data transferred to and processed in the United States.

Et ce ptit bout là signifie que tout le monde a accepté de stocker toutes ses données aux états-unis, pays qui n’est pas soumis aux même loi que nous évidemment.Qu’ils doivent avoir peur les grands pontes de Facebook de voir des gens copier-coller des statuts qui n’ont absolument aucune valeur juridique ni aucune conséquence sur leurs actions.

Oh zut ils ont fait un copier-coller d’un non sens juridique absolu, ils nous ont bien eu les petits malins…

Schizophrénie numérique

Pour résumer je ne vois même pas ce que l’introduction en bourse de Facebook change dans ce schmilblick, les CGU n’ayant pas changé a cette occasion. Là on assiste juste à une peur irrationnel qu’on aime mettre sur le dos d’un capitalisme sauvage sans règle

Coller ce statut c’est inutile puisque cela n’a aucune portée juridique quelconque et en plus c’est absurde dans le sens ou on s’oppose contre des conditions qu’on à déjà acceptée.

Et sans vouloir faire l’avocat du diable, comment est ce qu’un service gratuit comme Facebook subsiste si vous lui coupez toutes sources de revenus potentiel ? Est ce qu’on demande à Google d’enlever ses pubs ?

Conclusion : Une fois que vous êtes sur Facebook vous êtes piégée, soit vous acceptez votre sort et vous commencez a accepter l’idée que Internet est un espace qui devient de toute façon de plus en plus publique soit vous supprimer votre compte et on entend plus parler.

MAIS ARRETEZ DE POLLUER MON FLUX FACEBBOK AVEC DES STATUTS INUTILE DE MERDE !

Cordialement

 
4 Commentaires

Publié par le 09/06/2012 dans [Geek]

 

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