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Angry Nerd : The Hobbit

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Depuis quelques temps, je suis à la masse : je regarde moins de séries (je dois être un des rares à ne pas avoir piraté la saison 3 de Game of Thrones), je me bats pour lire péniblement des livres pourtant indispensables (La Horde du Contrevent, H2G2), j’attends au moins deux jours avant de lire les BD que j’achète et surtout, je ne vais plus au cinéma.

Cela n’a rien à voir avec le fait que, passé 26 ans, se faire un ciné revient à se faire violer le compte en banque. Ce n’est pas non plus parce que les salles de cinéma sont essentiellement fréquentées par des connards sans éducation (mais avec des smartphones lampes de poche). Ni parce que certains producteurs mal intentionnés continuent à adapter les romans de Stephenie Meyer.

Eteins ton putain de téléphone ducon !

Eteins ton putain de téléphone ducon !

J’aime le cinéma au cinéma, l’écran gigantesque, le son à la limite de l’explosion de tympan, les pubs et les bandes-annonces. Pour tout vous avouer, j’ai même dû enterrer des amis vivants après qu’ils m’aient filé une version screenée d’un film… Sacrilège !

Je n’ai pas mis les pieds au ciné depuis Skyfall, c’est tout.

Ceci dit, pour ne pas mourir idiot (le moins possible en tout cas), je me dois de temps en temps de rattraper ce retard. Et il se trouve qu’il y a peu, ma box m’offrait un film en VOD et que le Hobbit était survendu sur la page d’accueil. Comme je ne suis pas quelqu’un de particulièrement influençable, j’ai hésité au moins 8 secondes.

Et là, ce fut le drame !

Soyons clair : j’ai lu Bilbo le Hobbit vers l’âge de 10 ans. Quelques années plus tard, j’ai lu le Seigneur des Anneaux et j’ai adoré les adaptations de Jackson. La mise en image de l’univers de Tolkien m’a complètement convaincu, même (voire surtout) en version longue avec 26 heures de bonus. Malgré quelques rares choix contestables, quelques entorses au roman, Jackson et sa bande ont réussi à transformer un bouquin imbouffable en classique du cinéma. Chapeau bas, tout ça…

Je n’explique donc pas le foirage qu’est The Hobbit. Comment les même gens, jusque-là talentueux, ont pu pondre une improbabilité pareille ?

Au risque de perdre ma subjectivité propre à moi que j’ai, je n’ai pas pu m’empêcher d’aller voir les critiques sur Allociné ou IMDB. Au début, je n’ai pas compris l’engouement pour le film, les bonnes notes, les étoiles en pagaille et les critiques dithyrambiques, que ce soit de la presse spécialisée ou des spectateurs. Et puis, je me suis souvenu du phénomène Twilight (je vous invite à lire certaines critiques hautement argumentées, c’est édifiant). Et comme pour Twilight, je me suis retrouvé dans la majorité des critiques les plus dures. Alors soit je deviens un vieux con (ce qui est fort probable au demeurant), soit les gens perdent tout sens critique dès qu’on leur colle des lunettes 3D sur le nez (rappelez-vous Avatar)…

Car mettons-nous d’accord, la 3D n’est pas un argument quant à la qualité d’un film. Je ne sais pas ce que The Hobbit donnait en 3D, mais comme j’ai un a priori négatif sur ce que je considère de toute façon comme un gadget inutile et une arnaque à peine déguisée pour faire encore plus de cash, autant vous dire que ça m’en touche une sans faire bouger l’autre (©Jacques C.).

Rien à secouer de la 3D !

Rien à secouer de la 3D !

Alors oui, c’est beau. Même sur l’écran de ma télé, en 2D, la Nouvelle Zélande sous photoshop, ça envoie du pâté. Alors peut-être qu’au ciné, sur grand écran, l’objectivité est mise à mal par la beauté graphique du film (d’animation ?).

Si on ajoute une mention spéciale pour le très bon Martin Freeman (dans le rôle-titre) et pour la scène entre Bilbo et Golum (seule scène valable où la tension vous scotche à l’écran), j’en ai malheureusement fini avec les éléments positifs.

Aucun suspense, on sait que Bilbo s'en sort. Et pourtant, ça fonctionne !

Aucun suspense, on sait que Bilbo s’en sort. Et pourtant, ça fonctionne !

Je suis obligé de revenir sur le format choisi : 3 films de plus de deux heures pour adapter un roman de 300 pages. Déjà là, j’ai un problème. Avant de voir le film, j’ai entendu que Jackson voulait faire une vrai préquelle à sa trilogie, en ajoutant à l’histoire de Bilbo des éléments tirés d’autres écrits de Tolkien ou de passages absents de son adaptation du Seigneur des Anneaux. A l’époque, je me disais « pourquoi pas », aujourd’hui je me dis « what the fuck » (oui, j’ai appris l’anglais entre temps).

Le film n’est qu’une succession frénétique de scènes d’action qui n’ont parfois aucun lien entre elles, aucune justification, mais qui, surtout, n’ont aucune portée dramatique. Et pour cause, les personnages principaux sont tout juste nommés avant d’être mis en danger. Difficile dans ce cas de s’y attacher et de craindre pour leur vie (qui de toutes façons ne risque apparemment pas grand-chose vu ce qu’ils encaissent sans broncher).

Faisons un tour d’horizon :

  • Gandalf d’abord.
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"Wizardry rocks, bitches !"

Alors là, les scénaristes comptent sur le fait que les spectateurs ont déjà vu le Seigneur des Anneaux. Sans ça, vous savez juste que c’est un magicien qui fait des feux d’artifice, qui invite ses potes nains chez un hobbit qui n’avait rien demandé, qui a manifestement un problème avec les jeux d’argent (et le jeu d’acteur, vu le piètre cabotinage de Ian McKellen), qui se révèle quand même surpuissant (genre mage-guerrier niveau 75) mais qui prend des décisions capitales au feeling.

  • Bilbo.
"Mais qu'est-ce que je fous là, sérieux ?"

"Mais qu’est-ce que je fous là, sérieux ?"

Même combat. On ne sait rien de lui si ce n’est qu’il se laisse envahir et convaincre facilement. Tout juste nous balance-t-on le nom « Touque » censé justifier le côté aventureux de Bilbo. Tant pis pour vous si vous n’avez pas lu le roman pour savoir qui sont les Touques.

  • Les nains.
Une belle bande de vainqueurs...

Une belle bande de vainqueurs…

Ah ah fucking ah ! Gimli doit se retourner dans sa tombe. Le nain du Seigneur des Anneaux réussissait à être la caution comique du film tout en étant méchamment badass. Les nains du Hobbit sont 13 blagues qui auraient eu leur place dans le premier Asterix de Zidi. Certains, comme le chef (Thorin) ou, pire encore, Kili-le-vampire-de Being Human, ont carrément oublié de passer par la case maquillage et ne ressemblent pas à des nains. Les autres sont des caricatures : gros nez, pilosité et coupe de cheveux improbables. On a même droit à Simplet.

simplet hobbit

Leur interminable présentation (dans laquelle on découvre que les nains sont envahissants, malpolis, mangent comme des porcs, rangent quand même leur bordel après coup, sont des ninjas de la vaisselle et chantent avec un air grave) ne vous laissera aucun souvenir de leur nom. De toute façon, sur les treize, seuls deux ou trois ont plus de deux lignes de texte ou plus de trois minutes à l’écran.

Là-dessus, balancez un méchant orc albinos sorti de nulle part, un magicien sorti d’un Disney, des gobelins moches, un roi gobelin encore plus laid (palme de la mort la plus ridicule), des araignées, des Trolls, des fantômes, un nécromancien, des elfes, des ouargues, des aigles, des géants-montagnes (palme de la scène du film la plus ajoutée-pour-faire joli-dans-un-film-en-3D-mais-qui-n’a-aucun-intérêt), Golum, Elrond, Galadriel, des bouts de dragon… Secouez le tout et choppez une bonne indigestion.

Le pire, c’est qu’il y a encore deux films derrière avec encore plus de dragon, plus d’araignées, plus d’elfes, plus d’orc albinos, plus de bataille épique…

Et le pire du pire, c’est que les gens vont adorer.

 
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Publié par le 08/05/2013 dans Livre, [Ciné], [Geek]

 

Avec le temps, va…

L’autre jour, par un beau dimanche ensoleillé, je me suis enfermé dans le noir pour enfin voir la fin de la série Fringe.

Bon là, si vous êtes l’un des deux lecteurs assidus de ce blog, vous savez déjà que je vous embarque pour une intro de 1000 bornes.

1000 bornes

Pour ceux qui l’ignoreraient, Fringe est une série de J.J. Abrams (connu entre autres pour Alias, Lost, le reboot de Star Trek et le futur Star Wars avec Mickey) qui s’est conclu en janvier dernier après 5 saisons et 100 épisodes. Fringe, qui tire son nom du terme Fringe Science (la science marginale), c’est un peu le X-Files des années 2000 : des enquêteurs à lampes-torches, des phénomènes paranormaux, des complots à tiroirs, des méchants polymorphes (mais non-fumeurs)…

Fringe

Je n’en ferai pas de critique approfondie ici parce que 1) je risque d’être méchant avec une série qui fut très bonne à ses débuts et 2) ce n’est pas le sujet de ce billet.

Malgré tout, c’est le final de Fringe qui m’a poussé à pondre la diatribe (oui, quand je suis énervé, j’utilise des mots compliqués) qui va suivre et qui part d’un constat simple mais malheureux :

Hollywood doit arrêter de jouer avec le temps !

Le fait est que dès qu’un auteur essaie de jouer avec le « continuum espace-temps », il finit très souvent par se prendre les pieds dans le tapis de la causalité pour finir en face-plant dans le mur des paradoxes.

Je vous préviens tout de suite, si vous avez aimé Terminator, Retour vers le Futur ou Lost, bah moi aussi, ça tombe bien. Cependant, je vais spoiler à mort ces œuvres (et d’autres) et leur faire mal au scénario.

back-to-the-future-delorean

- LES POSTULATS -

J’aurais bien voulu faire mon beau et aligner tout plein de théories scientifiques bien touffues sur la vitesse de la lumière ou l’impossibilité du voyage rétrograde (ou, pour les plus cons d’entre vous, le voyage dans le passé), mais je me suis vite rendu compte que c’était chiant, qu’il fallait citer des astrophysiciens à moustache ou en fauteuil roulant et que Wikipedia n’est pas une source suffisante.

Du coup, je vais me contenter de vous lister les règles logiques qui rendent impossible tout scénario à base de DeLaurean.

Règle n°1 :

You do not talk about fight club !

 *

Règle n°2 :

You do not talk about fight club !

 *

Règle n°3 :

Toute cause entraine des conséquences.

Cause / Conséquence

Cause / Conséquence

Ca à l’air tout bête comme ça, mais un évènement (la cause) semblant dérisoire peut avoir des conséquences terribles. Ou du moins, inattendues.

Ex 1 : Je me rase ce matin : ma femme me trouve tout doux et décide de me faire l’amour comme une bête sauvage avant de partir bosser, ce qui me met en retard au boulot, ce qui entraine mon licenciement.

Ex 2 : je ne me rase pas ce matin : ma femme trouve que, comme d’habitude,  je ne fais aucun effort et part bosser en faisant la gueule, j’arrive à l’heure au boulot mais en rentrant m’a femme est partie avec ses affaires et le chien.

*

Règle n°4 :

Le voyage vers le futur est impossible à moins que tout soit prédestiné.

Si on reprend les exemples précédents, deux futurs sont possibles en fonction du choix de me raser ou pas. Donc :

- soit il y a un destin et le choix de me raser ne m’appartient pas. Le futur est écrit à l’avance, les voyages y sont envisageables et les prévisions de Paul le Poulpe s’expliquent enfin.

Si tu comprends cette référence, tu es vieux !

Si tu comprends cette référence, t’es vieux !

-  soit il n’y a pas de destin (mais ce que nous faisons). Une infinité de futurs est possible ce qui rend la balade pour le moins hasardeuse (pour ne pas dire carrément aléatoire, n’ayons pas peur des mots) faute de destination précise. Et les prévisions de Paco Rabane s’expliquent. Celles de Nostradamus aussi. Et celles d’Elisabeth Tessier… Et celles des mayas…

*

Règle n°5 :

Toute modification du passé entraine une modification du futur.

Bon, dit comme ça, c’est logique, mais c’est là la cause des paradoxes ou des univers parallèles.

  • Si on considère que le temps est une ligne droite, les balades temporelles entrainent des paradoxes.

Ex : Si je retourne dans le passé pour tuer mon père (ou ma mère, ne soyons pas misogyne) avant ma naissance, je ne suis donc pas né et ne peux donc être retourné dans le passé pour tuer mon père (ou ma mère, ne soyons pas misogyne) avant ma naissance. L’univers implose.

La parade est, ici encore, l’idée de destin. Quoi qu’il arrive tout est écrit. Je ne pourrais donc pas tuer mes géniteurs quoi que je tente et, au contraire, faciliterai peut-être leur rencontre (pendant un bal de promo dans les années 60 par exemple). Du coup, dans cette conception le temps fait plutôt des boucles.

  • Si on considère que le temps se dédouble à chaque modification, on se retrouve avec tout un tas d’univers parallèle plus ou moins rigolos-cheap comme dans Sliders.

*

Règle n°6 :

Le retour vers le futur est un poil compliqué

Se balader dans le passé c’est fun, mais encore faut-il penser à rentrer, y a école demain.

Sauf que si le futur est multiple, où/quand rentrer ? Dans le futur duquel on est parti et qui donc n’aura pas été modifié (super utile !) ou dans le futur modifié dans lequel on a pas sa place (histoire du monde et de sa propre vie modifiée, paradoxes, double de soi-même… un beau bordel)

Et même si le futur est une ligne droite à boucle (oui, je sais, l’image est pas hyper cohérente), si on rentre avant d’être parti, on risque fort de se croiser, créant ainsi un nouveau paradoxe.

Ex : je pars en 1969, pour voir Armstrong jouer de la trompette à vélo sur la Lune. Admettons, même si cela reste hautement improbable, que ma présence ne change rien au cours du temps. Si je retourne dans mon présent 5 minutes avant d’être parti pour pouvoir me raconter ce que j’ai vu, cela crée un nouveau paradoxe, l’univers fait « pouf » et disparait à nouveau dans un nuage de fumée.

Dans ce cas, le plus simple pour les neurones et le plus sûr pour l’univers est de revenir 5 minutes après son départ vers le passé, quitte à disparaitre pendant 5 minutes (ce qui pose d’autres problèmes j’en suis conscient mais ne compliquons pas un sujet déjà bien prise de gueule. Je vous félicite d’ailleurs d’être arrivé jusque-là sans exploser votre écran. Courage, plus qu’une règle et j’arrête).

*

Règle n°7

On ne peut pas influer directement sur sa propre existence

Quelle que soit la gueule du temps (ligne droite à boucle, ramification d’univers parallèles, roue, cylindre hélicoïdal, tortue des Galapagos, etc…), il est impossible d’être son propre ancêtre. Génétiquement, c’est dégueulasse !

fry_family_tree

Dégueu, je vous dis !

Entrons maintenant dans le vif du sujet. J’ai déjà prévenu pour les spoilers, alors faudra pas venir vous plaindre.

***

FRINGE TITLE

Il fallait que je revienne sur ce fameux final, cause de ce billet dans tous les futurs possible.

Fringe joue beaucoup avec le temps et les univers parallèles et on pourrait écrire des pages et des pages sur les incohérences des scénarii. La série étant ce qu’elle est, le mieux est encore d’en prendre son parti, de se préparer du pop-corn et de profiter.

Pourtant, le final m’a fait l’effet d’un gros foutage de gueule. Pire, d’une insulte à l’intelligence des fans de la série.

Il est difficile de résumer la dernière saison, mais ça donne à peu près ça :

Les méchants (les « Observers ») sont l’évolution de la race humaine. Grace à la technologie, la place des sentiments (qui ne servent à rien) dans leur cerveau a été peu à peu remplacé par de l’intelligence (éthiquement, ça pète !). Ils ont également acquis le pouvoir de se balader dans le temps.

FRINGE Observers Roam The Streets of New York

Ils utilisent d’abord ce pouvoir pour observer la race humaine dans le passé sans intervenir. Mais pour une raison qui reste obscure à mes yeux, ils finissent par envahir le passé et prendre le contrôle du monde en 2015.

Les gentils, qui ne sont pas d’accord, vont entrer en résistance (quitte à faire des choses pas jolies jolies).

Sauf que :

- Les Observers étant l’évolution de la race humaine, qu’est-ce qu’ils avaient besoin de venir nous emmerder dans le passé ? Un peu de patience et ils auraient contrôlé le monde de toute façon.

- Les Observers prennent le contrôle du monde avant l’évènement déclenchant leur « création » (en 2169). Il y a donc de forte chance pour que cet évènement ne se produise pas (à quoi bon créer quelque chose qui existe déjà) et que donc ils ne soient jamais créés et que donc ils ne puissent pas venir contrôler le monde etc… Paradoxe !

Déjà là, intellectuellement, ça me pose problème, mais admettons (futurs multiples, pop-corn tout ça…) !

Ce qui m’embête beaucoup plus c’est que le plan des gentils est d’empêcher l’invasion temporelle des Observers en faisant en sorte qu’ils ne soient jamais « créés »… et que ce plan finit par fonctionner.

Et là, c’est le drame : on a droit à un happy-end tout mielleux à base de gamine qui court vers papa sous l’œil attendri de maman !

final Fringe

Non seulement, je déteste les happy-end, mais en plus, celui-là est de la plus haute incohérence. Cette scène est en fait le moment précis de l’invasion, mais sans invasion. Le couple de héros peut donc vivre heureux avec leur fille.

Sauf que si on a suivi la série depuis le début, voilà ce qu’on sait :

- Dans les années 80, le père du héros (Walter) veut soigner son fils (Peter) atteint d’une maladie très grave, orpheline, dégénérative et mortelle.

- Sur le point de trouver le remède, Walter est dérangé par un Observer. Le remède est tout foiré.

- Fou de douleur, Walter fait un tour dans l’univers parallèle (dans Fringe, il n’y a qu’un univers parallèle…) et kidnappe le fils de son double (Walternate).

- Sa traversée provoque un déséquilibre entre les univers, et c’est de cet évènement que découle toute la série.

J’espère que vous voyez où je veux en venir : Sans Observer, Walter n’est pas dérangé : il sauve Peter et n’a donc pas besoin de traverser d’un univers à l’autre. Tous les évènements décris par la série n’ont donc pas lieu.

En faisant abstraction du (voire des moult) paradoxe(s), voilà la fin que Fringe aurait dû connaitre !

Alors, non, Peter n’aurait jamais rencontré Olivia, non, ils n’auraient pas eu d’enfant, mais ça aurait eu plus de gueule.

to be continued

 
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Publié par le 20/04/2013 dans [Ciné], [Geek], [Série]

 

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Occupe tes soirées avec… The Walking Dead – le jeu vidéo

C’est marrant comme la vie est foutue des fois.

Nous tenons ici un blog généraliste à forte tendance technophile geek et, en un an et demi d’existence, nous n’avons pas été foutue de sortir un seul article sur un jeu vidéo.

Pourtant il y a tellement à dire sur les pépites de ce genre devenu majeur. Et pas uniquement lorsqu’un psychopathe dézingue une école maternelle (à ce propos, je vous recommande chaleureusement l’article du patron, très énervé contre les journalistes… ou contre les vieux… ou contre les vieux journalistes, je sais plus bien).

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Au hasard, comme ça, à brûle pourpoint, on aurait pu parler de La Nouvelle Maison du Style, de Nintendogs, de Léa Passion Point de Croix ou encore de Bienvenue Chez les Ch’tis (si, si…). Tous ces grands titres auraient mérité nos louanges tant ils ont bercés nos après-midi d’arrêt maladie bidon.

Mais non ! Cafoutch aime prendre des risques.

Par exemple hier, je suis sorti sans mettre de gants. Et aujourd’hui, je vais vous parler du jeu vidéo The Walking Dead.

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Avant toute chose, il faut re-situer le contexte, car aujourd’hui, The Walking Dead est devenu une licence multi-support avec du bon et du moins bon.

Pour faire court, avec un titre pareil, The Walking Dead ne pouvait pas être une chronique sociale de la désindustrialisation française. Si vous parler anglais comme un français moyen, sachez que The Walking Dead veut dire Les Morts qui Marchent (avouez qu’en français, ça pète moins la classe). On est clairement plus dans une histoire de zombies et de lutte pour la survie de l’humanité.

Commençons par le moins bon pour en être débarrassé.  Si vous cherchez « The Walking dead » sur l’internet mondial, vous tomberez sur la série de AMC. Et pour beaucoup, c’est malheureusement le point d’entrée sur cet univers.

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Je me permets de critiquer parce que je suis auteur sur ce blog et que j’y fait ce que j’y veux, déjà. Et surtout, parce que je continue à regarder cette série malgré ses nombreux côtés décevants et/ou horripilants.

Pour résumer : certains acteurs jouent mal (voire très mal), l’histoire ne respecte la trame de l’œuvre originale que de très loin, les temps morts chiants sont nombreux et surtout, il y a une explication à la zombification généralisée (sacrilège complet à mes yeux car forcément maladroit et complètement inutile).

Ceci dit, la série connait des moments de bravoure et d’intensité qui font souvent oublier tous ces défauts. De plus, l’esthétique de l’ensemble (décors, costumes, zombies et scène gorasses) est juste impeccable. Ça aide bien.

Il est récemment sorti un bouquin s’intégrant dans l’univers mais l’œuvre originale dont est tiré la série est un comic book. Signé Kirkman (également auteur du très bon Invincible) et dessiné par Adlard, on y suit Rick Grimes, flic blessé qui se réveille d’un coma dans un monde infesté de zombies. Toute ressemblance avec 28 Jours plus Tard (troll : et avec la série) s’arrête là.

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Le point fort de cette BD fleuve (déjà 16 tomes parus en français) tient dans le fait que très vite, les morts-vivants font partie du backgroud. Une menace certes réelle, mais souvent bien moins dangereuse que les humains tentant de survivre. C’est très noir, parfois malsain, mais on ne peut lâcher son bouquin avant la fin. Et à chaque page, on se permet de juger les décisions de Rick.

La question qui se pose est alors : qu’est-ce vous (ou moi, hein) auriez fait à sa place ?

Et c’est là qu’arrive le jeu vidéo.

Tout commence à l’arrière d’une voiture de police. Vous êtes Lee Everett, un prof d’histoire condamné pour le meurtre de l’amant de sa femme, en plein transfert vers votre futur domicile carcéral. Très vite, les évènements vont se précipiter et vous vous retrouverez pourchassé par les morts, une gamine à protéger dans les pattes.

Le jeu est un point&clic presque à l’ancienne et j’en vois déjà qui, à la seule évocation de ce type de jeu, grimacent en grommelant (poésie, allitération, tout ça) : « s’trop naze les point&cilc, on peut pas faire de combo, ni jouer Messi,  ni sniper des terroristes, ni poutrer du dragon à coup de cris ».

Jeune fous !

The Walking Dead mérite d’oublier les poncifs éculés pour vivre une véritable expérience vidéo-ludique. Comme Heavy Rain en son temps (mais en mieux), The Walking Dead est une claque ! Une dizaine d’heure à peine de bout en bout, mais dont on ne sort pas indemne.

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Très proche de la BD, tant par la réalisation (un cell-shading aux teintes crades qui colle parfaitement à l’univers) que par l’histoire (survivre, protéger, survivre), le jeu vous oblige sans arrêt à réagir et les moments de calme permettant la réflexion sont plutôt rare (et j’admets, cassent parfois le rythme). Vos décisions doivent donc, le plus souvent, se prendre dans un temps limité, au feeling, avec les tripes. Qui sauverez-vous ? Qui abandonnerez-vous ? Comment réagirez-vous ?

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Si le scenario mène à une seule fin (et quelle fin !), chacun de vos choix a une réelle influence sur la suite des évènements. L’implication est donc totale et la tension omniprésente. La mort d’un personnage (non, ceci n’est pas un spoiler) est à chaque fois un déchirement… ou un soulagement.

Bien que Kirkman n’ait pas écrit le scenario, le jeu est parfaitement intégré dans l’univers et la chronologie de la BD et se permet de lui emprunter des lieux et des personnages.

Je n’en dirai pas plus sous peine de ruiner les nombreuses surprises.

Le vrai problème de ce jeu ne concernera que les quiches en anglais puisqu’il n’est dispo que dans la langue de Shakespeare. Le vocabulaire n’est pas bien compliqué, mais répondre au hasard lorsqu’un choix s’offre à vous tue instantanément tout intérêt. Sur PC, des patchs permettant des sous-titres en français existent déjà. Sur console, cependant…

Le jeu se découpe en 5 chapitres à suivre vendus séparément. Je vous conseille de tous les prendre d’un coup (moins de 20 €), de vous enfermer au calme et de passer une éprouvante, mais belle, nuit blanche.

 
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Publié par le 10/12/2012 dans Jeu vidéo

 

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Don King présente un choc de titans : livre papier -Vs- livre numérique

Avertissement : cet article ne contient pas d’image ! Mais sinon il est bien quand même…

Je deviens vieux, c’est une évidence.

Je suis né dans un monde où le Minitel régnait sans partage sur la pornographie virtuelle, où la radio était le seul moyen d’écouter de la musique sans avoir à changer de face toutes les 30 ou 45 minutes, où les vidéos de faceplant ou de lolcat étaient présentées par Bernard Montiel sur TF1 et où poker une inconnue avait des conséquences physiques plus ou moins douloureuses. Et ce ne sont là que quelques exemples, je vous épargne la description des vêtements ou des coupes de cheveux. Et pour ceux qui ne comprendraient pas les références de ce paragraphe, je vous renvoie à St Google et à vos révisions pour les rattrapages du bac.

Je suis donc au moins grabataire et jusqu’à présent, pour moi, un livre était fait d’une paire de couvertures plus ou moins souples et de quelques centaines de pages entre les deux. Oui, de pages, en papier.

Je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui regarde encore plus la télé que la mienne (ce qui est hallucinant vu les 15 heures non stop que je passais devant le Club Dorothée le mercredi) et qui, entre deux émissions culturelles type Secret Story, surfe allégrement sur le net pour ne rien rater des derniers potins people, des derniers démembrements canadiens ou pour twitter sa rage contre la société en apprenant que la sortie de l’iPhone 5 est repoussée (c’est un exemple, ne vous ouvrez pas les veines tout de suite). Donc, oui, je m’excuse d’avance auprès d’une génération qui ne lit pas : cet article va parler bouquin.

Je m’excuse d’ailleurs aussi auprès des rares de cette même génération qui lisent mais pour qui la Littérature avec un grand L est écrite par Stephenie Meyer. Désolé, vraiment.

Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog (et vous êtes tellement nombreux… hum) vous savez déjà que j’aime les livres, pas uniquement pour les histoires qu’ils renferment mais aussi pour l’objet livre. J’aime bouquiner au pieu avant de dormir, j’aime l’odeur d’un livre neuf, j’aime trainer dans les librairies et me laisser tenter par les couvertures racoleuses et les quatrième de couvertures mystérieux, j’aime essayer de  faire attention à un livre quand je le commence pour finir par en corner les pages faute de marque-page, j’aime prêter/emprunter un livre à un pote pour ne jamais le revoir/le rendre, j’aime ranger un bouquin dans ma bibliothèque de la façon la plus harmonieuse possible en prétendant qu’un jour, je le relierai… (oui, je suis un psychopathe).

Mais tout ça, c’était avant l’arrivée d’Amazon, mon Messie personnel et abomination ultime pour la filière traditionnelle du livre.

Ce blog n’a pas la vocation de faire de la pub, mais on vous balance régulièrement nos coups de cœurs en matière de BD, de livres ou de séries, alors pourquoi pas pour un site marchand (hein, pourquoi pas) ? Parce qu’Amazon enterre ses concurrents à tellement de niveau que ça devient presque trop facile : choix, livraison, service après-vente… Les fois où j’ai pesté (si, si, pesté) contre Amazon se comptent sur les doigts d’une main du Pingouin. Depuis quelques années, j’achetais déjà l’intégralité de mes BD ou de mes livres US sur le site ricain d’Amazon, j’étais le plus heureux des hommes. Et puis, Amazon à inventé l’ebook !

J’arrête tout de suite les réactions éventuelles du type « c’est pas Amazon qui à inventé l’ebook ! » parce que je suis désolé, mais Amazon à inventé l’ebook comme Apple à inventé le smartphone. Comme pour la marque à la pomme, les concurrents vont mettre le temps pour se mettre au niveau.

Ma première réaction fut de rejeter en bloc cette évolution sacrilège. Rien ne pouvait remplacer le Livre pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Et puis, les versions des liseuses électroniques se sont multipliées, se sont améliorées… Le petit geek en moi (il s’appelle Perceval, pèse 156 kg, occupe au moins trois quart de mon cerveau) a craqué et m’a forcé à acheter mon Kindle Touch perso à moi que j’ai.

Le kilomètre de texte ci-dessus était nécessaire, promis. Il permet de vous faire une idée de ma personnalité tourmentée, prise en sandwich entre un amour du Livre old school et un coté geek early follower. Du coup, je vais clore cet article interminable par un verdict forcément impartial.

Avertissement : un livre électronique ne peut en aucun cas être comparé à une tablette. Certes, il est possible de lire un ebook sur tablette, mais ceci est d’un inconfort et d’un mauvais gout tels que ça frôle l’illégalité.

Le Livre Vs Kindle : le match !

Round 1 – Manutention :

Avantage Kindle. Léger, fin, à peine plus grand qu’un livre de poche, il permet de trimballer une bibliothèque entière sans avoir à louer un Jumper. Sans aller jusque là, quand on lit un pavé ou une saga de plusieurs millier de pages, c’est plus facile pour lire dans le métro.

Round 2 – Plaisir de lecture :

Avantage Livre. Si le confort de lecture est hallucinant sur les dernières génération de liseuse grâce à l’encre électronique et à l’adaptabilité de la police, de sa taille et de son contraste, rien ne peut remplacer le contact du papier, le fait de tourner la page pour de vrai, de voir avancer le marque-page vers la fin du livre.

Round 3 – Choix :

Avantage Livre. La bibliothèque Kindle compte plusieurs millions de livres mais quand on gratte on s’aperçoit qu’ils sont principalement ricains. Cela ne pose pas de problème jusqu’au jour où on veut lire La Horde Du Contrevent (livre français indisponible en format électronique) ou L’Aube de la Nuit (traduction française d’un livre américain indisponible en format électronique). Frustrant.

Edit au 25/04/13 : La Horde du Contrevent est à présent disponible sur Kindle. Achetez-le (c’est un des meilleurs roman jamais écrit), mais à choisir et pour de nombreuses raisons, achetez le plutôt dans sa version papier.

Round 4 – Disponibilité :

Avantage Kindle. Une fois que vous avez choisi un livre, 4 secondes suffisent pour l’acheter, le télécharger et commencer à le lire. Alors oui, on peut commencer à lire un livre dans une librairie, pendant qu’on fait la queue pour le payer. Mais pouvoir acheter un livre sans bouger son gros cul de son meilleur fauteuil un dimanche matin, c’est quand même le pied.

Round 5 – Le prix :

Photo finish nécessaire. On pourrait croire que la dématérialisation entraine un prix dérisoire. C’est vrai pour certains titres. Les livres du domaine public sont souvent vendus pour une misère (l’intégrale d’Arsène Lupin ou de Sherlock Holmes est vendu 2.90 € par exemple) ou sont tout simplement gratuits. Mais pour les livres récents, étonnamment, le prix de l’ebook se situe entre celui du "beau livre" et de l’équivalent poche. Maintenant, Internet étant le royaume du non droit, rien ne vous empêche de télécharger gratuitement des livres pirates, mais 1) c’est illégal et 2) c’est tellement plus chiant.

Verdict :

Égalité presque parfaite. La liseuse numérique est un très bon complément au Livre, tout dépend de vos habitudes de lecture, de l’endroit où vous lisez, de la disponibilité d’un titre, des circonstances d’achat…

Conclusion :

Démerdez vous !

 
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Publié par le 20/06/2012 dans [Geek]

 

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Occupes tes soirées avec… Cougar Town

Lassé de me faire traiter de Fille (vous noterez la majuscule illustrant toute la portée de l’injure) par mes meilleurs amis (oui, mes meilleurs amis sont des connards mais c’est aussi pour ça que je les aime), j’ai décidé aujourd’hui de sortir de mon silence pour défendre une série peu connue et injustement décriée (par méconnaissance et inculture, tout simplement) par les geeks et autres amateurs hardcores de séries. Aujourd’hui je prends mes doigts à deux mains fébriles pour clamer haut et fort à la face du monde mon amour pour :

Et là, tout de suite, j’ai une révélation. Je comprend enfin pourquoi on me jetait des pierres à chaque fois que je tentais d’évoquer cette série. Le titre !

Ça me parait évident maintenant :comme ça, à froid, on a l’impression qu’on va avoir droit à du sous Desperate Housewive avec des cinquantenaires célibataires croqueuses de petits jeunes. Les producteurs ont visiblement eu du mal à trouver un titre correct et ont dû surfé sur la mode tellement insupportable (et franchement glauque) des femmes cougars.

Et pourtant, Cougar Town ce n’est pas ça du tout (bien que les premiers épisode font croire que, mais en fait non). Le surnom de la ville où se déroule l’action, Gulfhaven, Florida, vient en fait de la mascotte de l’équipe de foot locale et pas du tout de sa population ménopausée en manque d’action (qu’alliez-vous imaginer ?). Ceci dit, le créateur de la série a quand même déclaré se détester d’avoir choisi ce nom et a tenté de le faire changer (en vain pour le moment à ma connaissance).

A ce propos, parlons-en du créateur ! Il s’agit de Bill Lawrence, déjà papa de… Scrubs, bien joué ! Je vois que je parle à des connaisseurs. Mais on pouvait aussi répondre Spin City. Et l’une comme l’autre sont deux très bonnes référence en matière de séries qui font rire (Cafoutch étant un blog de goût, nous parlons évidemment ici des 4 ou 5 premières saisons de Scrubs et de l’époque Michael J Fox pour Spin City).

Mais alors, Cougar Town de quoi ça parle en vrai ? Cougar Town c’est l’histoire (les histoires) d’une bande d’amis et voisins, quarantenaires et alcooliques, tous plus brillants les uns que les autres. Le pitch est un poil pauvre, c’est vrai, mais c’est celui d’une sit-com. L’intérêt vient donc d’ailleurs : des situations et des personnages.

Jules, l’héroïne (oui, à l’écrit, ça fait bizarre) est jouée par Courtney Cox, sublime et très peu vêtue dans les premiers épisodes (Messieurs, un vrai régal pour les pupilles !). Elle est divorcée, mère d’un ado de 17 ans, agent immobilier sans problème d’argent apparent et amateur (amateuse ?) de vin (par hectolitres).

Après Dirt, Courtney Cox réussit à enterrer définitivement Monica. Les autres Friends auront eu moins de chance (j’en profite pour quand même attribuer une mention spéciale à Matthew Perry dans Studio 60, une excellente série morte trop tôt). Mais je digresse…

Ouch ! Fracture de l’œil !

L’ex-mari de Jules, Bobby, est un éternel optimiste, passablement idiot, ex-champion de golf, bouffant la moitié des mots qu’il prononce et inventant l’autre moitié, vivant dans son bateau en cale sèche sur un parking. C’est surtout l’inventeur du jeu ultime, le Penny Can.

Les voisins de Jules forment un couple improbable. Ellie Torres (jouée par Christa Miller, Madame Lawrence à la ville et Madame Cox dans Scrubs) est une femme au foyer, misanthrope au dernier degré, méchante avec tout le monde exceptée Jules, sa meilleure et seule amie.

Son mari Andy, à l’opposé total sur le spectre de la gentillesse, cubain mais ne parlant pas espagnol, l’entretien grâce à son boulot de "banquier" quand il n’est pas occupé à vénérer son meilleur ami Bobby.

Rajoutez Grayson (barman divorcé, tombeur de gamines et imperméable à tout sentiment) et Laurie (l’employée de Jules, plus jeune de dix ans, marie-couche-toi-là, incapable de penser aux conséquences de ses actes, voire de penser tout court) et on comprend pourquoi Travis, le fils de Jules (et caution geek de la série) part avec un sacré handicap dans la vie.

Ces photos sont les seules que j’ai pu trouver pour présenter les personnages, promis !

Comme dans les sitcoms que j’aime, les situations et les personnages secondaires (parmi lesquels des guests par pelletées) sont aussi improbables que le "cul-de-sac crew". La série se permet un humour tous azimuts, multipliant les vannes pourries assumées, les références pointues, le non sens total et même du meta-humour avec des cross-over de personnages venus de Scrubs ou de Community. La série se paye même le luxe d’une phrase ou idée culte par épisode.

Échantillon non exhaustif de tête connues apparaissant dans Cougar Town

Seul petit bémol, le thème de la série ne permet pas d’éviter quelques bon sentiments un poil larmoyant de temps en temps, mais qui sont souvent très vite contrebalancés par un gag. Sinon, que du très bon !

Ah, et je vous ai dit que dans la série, Courtney Cox se baladait souvent en petite tenue ?

Cougar Town vient d’attaquer sa troisième saison sur ABC. Une quatrième saison est déjà prévue pour 2013 sur un autre network. En France, vous pouvez la trouver sur Orange ou NRJ 12 (oui, en VF, malheureusement).

 
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Publié par le 24/05/2012 dans [Série]

 

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Questions existentielles, part I

Parce que parfois, on se sent seul face à l’Univers, aidez nous à trouver des réponses…

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Pourquoi Lana Del Rey s’est-elle offert la bouche de Daisy Del Mickey Parade ?

Eternal duckface

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Peut-on réellement prendre un bain dans cette position sans se noyer ?

Essayer d'imaginer le reste du corps...

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Ne risque-t-on pas de s’étouffer avec un strass en faisant un cunnilingus à une femme adepte du vajazzling ?

Google (image) is your friend !

 
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Publié par le 13/04/2012 dans [Cafoutch]

 

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Culte(s) ?!

L’autre jour, j’étais dans le tram, perdu au milieu d’étudiant(e)s outrageusement jeunes, beaux et insouciants. J’étais donc énervé, forcément. Vous m’excuserez alors le ton de la note qui suit (ou pas, mais dans le doute, je vais faire comme si).

Parce que, non, Cafoutch n’est pas qu’un prétexte pour étaler ma vie pourtant ô combien intéressante. Si je viens cracher mon fiel sur cette belle page web, c’est que l’heure est grave ! Et peut-être aussi parce que le patron a décidé que le blog devait renaître de ses cendres et qu’il m’a mis la pression…

J’étais donc dans le tram, déjà énervé, quand j’ai aperçu, par dessus l’épaule de mon voisin et au milieu d’un journal gratuit type "A Nous 20 Minutes en Plus dans le Metro", une pub pour Virgin Megastore. La pub en question, la voici :

Ma première réaction fut la suivante :

"Oh putain ! La comédie de Sister Act passe enfin dans le coin ! Il me faut des places !"

Je n’avais plus été aussi excité depuis l’adaptation de Dracula par Kamel Ouali. J’ai donc tenté d’arracher le journal des mains de son propriétaire, qui s’est avéré être un instructeur de Krav Maga. Heureusement, je suis ceinture noire de lâcheté, j’ai donc profité d’un arrêt pour lui régler son compte en m’enfuyant avec la page de pub et un bout de la météo.

Grosse déception : point de gospel endiablé à l’horizon mais juste un catalogue pour hypermarché culturel. Par acquis de conscience, j’ai fini par détacher mon regard de cette nonne (probablement entrée dans les ordres pour lutter contre la pédophilie des prêtres et en faveur de leur mariage) pour détailler la couverture du dit catalogue.

Le titre : 600 références cultes par les experts Vigin Megastore

A priori, je n’ai pas de problème avec ce genre d’initiative. La FNAC avait lancé ce genre de catalogue de coups de coeur concernant les BD il y a quelques années et ça m’avait plutôt convaincu. Les choix sont forcément subjectifs, mais souvent pas trop mal argumentés. Virgin sort donc un nouveau catalogue de 600 livres, films, disques ou séries "cultes".

SAUF QUE !

Sauf que, en couverture de ce catalogue, la plus importante référence, celle qui occupe la plus grande surface et qu’on repère de plus loin, est… Intouchables.

Culte ? Déjà ? Vraiment ?

Bon, comme tout le monde, j’ai fini par voir Intouchables. Et comme presque tout le monde, j’ai aimé Intouchables.

Mais Intouchables N’EST PAS un film CULTE !

Pire, en allant consulter le catalogue sur http://virgin.vous-propose.com/megaculte/index.html on découvre 5 items "mégacultes" dès les premières pages. Parmi ces 5 références ultimes, on trouve 2 produits estampillés Virgin, de nouveau Intouchables (probablement pour surfer sur la vague) et seulement deux produits vraiment cultes : le Monopoly et l’Ipod (qui, n’en déplaise aux détracteurs de la pomme, à démocratisé le mp3).

Heureusement, les 240 pages suivantes sont relativement plus cohérentes dans les choix. Les références choisies sont majoritairement mythiques et certaines pages font vraiment plaisir (notamment et par exemple, celle regroupant Scott Pilgrim, Kick Ass, Shaun of the Dead et Zombieland).

Mythique, oui ! Culte ? Pas sûr.

Comme Wikipedia est une source d’information totalement fiable, j’ai attrapé le Petit Robert (le dictionnaire en papier, pas un enfant qui passait là par hasard. Plus personne n’appelle son fils Robert de toute façon) pour trouver la définition de "culte" :

CULTE : n.m. du latin cultus, de colere "adorer". 1 - Bla bla bla religieux bla bla bla divinité bla bla bla saint… 2 – bla bla bla religion bla bla bla divinité… 3 – bla bla bla religieux bla bla bla… 4 – Religion… 5 – Fig. Admiration mêlée de vénération, que l’on voue à qqn ou à qqch.

Sérieusement, à part quelques associations d’handicapés moteurs en grande détresse sociale, qui voue aujourd’hui une admiration mêlée de vénération pour Intouchables ?

C’est bien ce que je pensais.

Pour faire d’un objet ou d’une oeuvre quelque chose de culte, il faut une base de fan pas hyper équilibrés prêts à se retrouver déguisés dans un ciné glauque de la banlieue de Dijon pour voir le Rocky Horror Picture Show ou L’Empire Contre Attaque pour le 253ème fois.

Il faut une génération aujourd’hui trentenaire capable de réciter La Cité de la peur d’un bout à l’autre, bruitages et musiques inclus.

Il faut un groupe de barbus en toges et en sandale capable de chanter en langue elfique et sans accent les passages du Seigneur des Anneaux que tout être normal survole en soupirant.

Il faut un petit bout de campagne anglaise envahit par une armée de hippies à moitié nus venus voir Hendrix jouer l’hymne nationale américain avec les cheveux.

Il faut s’appeler Kubrick, Kurosawa ou Tarantino, Grandmaster Flash ou les Sex Pistols, Toriyama, Hergé ou Watterson, Tolkien ou Baudelaire, Steed ou Spock,…

Bien sûr, libre à chacun d’avoir ses références cultes et dieu sait que, en bon geek que je suis, les miennes sont nombreuses. Mais le succès d’une oeuvre, surtout s’il n’est que commercial, ne suffit pas pour y coller l’étiquette "culte" !

Le "culte" se construit grâce à une base de fans hardcore (et pas forcément nombreuse) et fait peur à toute personne extérieure au délire et saine d’esprit. Mais l’élément essentiel est le temps, la poursuite de l’adoration dans la durée.

Et heureusement ! Sinon, Twilight, Bienvenue Chez Les Ch’tis ou Justin Bieber auraient pu devenir cultes au lieu de sombrer dans l’histoire des accidents culturels.

Oui, le monde l'a échappée belle !

 
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Publié par le 09/04/2012 dans [Cafoutch]

 

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Si toi aussi tu sais lire, lis La Tour Sombre !

A priori, si vous faites partie des 8 lecteurs de ce blogs qui ne tombent pas ici par erreur après une recherche des mots clés "choisi ta France", vous savez lire. Ou alors vous ne venez ici que pour les zoulies zimages, auquel cas, ce texte est inutile et vous ne savez pas vous servir d’Internet. Parce qu’avec deux ou trois mots clés bien choisis on tombe sur des images vraiment intéressantes. Mais je digresse…

Donc vous savez lire.

Et si vous savez lire, vous devez… Pardon… Vous DEVEZ lire des livres. Je sais qu’à l’heure actuelle ça peut paraître étrange de pas tout faire devant un écran, mais il existe des objets, souvent assez classieux, réalisés tout en papiers et qui contiennent non seulement des mots imprimés mais surtout des claques de folie.

Pour pas faire mon vieux de base et éviter de lancer un débat bien stérile, vous pouvez à la limite lire sur tablettes ou livres électroniques, mais je reste un ardant défenseur de l’objet papier. Déjà, parce que tout n’existe pas encore en version numérique et puis pour pouvoir ranger le bouzin dans une bibliothèque après lecture (ça fait joli dans le salon et ça se prête aux amis).

L’une des claques en question en ce qui me concerne, c’est La Tour Sombre de Stephen King.

Pour une fois que le titre est traduit tel quel tout en restant classe...

Si vous avez tout de suite pensé à Ca, Le Fléau, Shinning ou Misery, bravo, vous avez raison, ce sont bien des ouvrages de King (probablement parmi les meilleurs en plus, vous êtes balaises). Mais la Tour Sombre n’a rien à voir avec l’univers horrifique si cher à l’auteur (même si des passerelles existent, j’y reviens plus tard) et peut plaire aux anti-King (sauf si son style d’écriture vous file vraiment des boutons) comme aux amateurs de fantastique en général.

En guise d’introduction, et pour placer l’ouvrage au niveau qu’il mérite, La Tour Sombre est le chef d’œuvre de Stephen King, la colonne vertébrale de toute sa carrière. Commencé dans les années 70, avant même Salem ou Shinnig, il a fallu douze ans à King pour terminer Le Pistolero, premier tome de cette épopée. Et seulement le premier jet en plus, puisque King a récemment retravailler son texte pour qu’il colle plus à la suite de l’histoire et soit un peu moins ésotérique. Et, malgré la parution en 2004 de la fin (magistrale) de l’histoire, il continue à y travailler puisqu’une sorte de préquelle doit paraitre cette année.

Bon, là je m’aperçois que je m’enflamme sans vous poser le contexte. Le roman compte 7 tomes. Il est donc impossible d’en faire un résumé concis et clair. Mais je vais essayer de poser quelques bases.

Imaginez le monde des chevaliers de la table ronde (Arthur, Lancelot, Merlin, je pense que ça parle à tout le monde). Virez les armures et les épées et remplacez les par des pantalons en bleu de Nimes et des révolvers. Vous obtenez l’univers du héros, Roland, dans sa jeunesse. Fils du patron du coin et descendant d’un certain Arthur, il va devoir faire ses preuves pour devenir un Pistolero sans peur et sans reproche dans un contexte géopolitique pas cool. Sauf que l’histoire ne commence pas là.

Elle commence bien des années plus tard, après une catastrophe type Armageddon nucléaire. "Le monde a changé" et pas en bien. Les rares survivants vivent repliés sur eux même au milieux de déserts, à la merci de "lent mutants" et de fous (on dirait Ken le survivant, mais en fait non). C’est dans ce genre de décor qu’on découvre Roland, le dernier Pistolero, lancé à la recherche de la Tour Sombre, le pilier central des univers déjà bien abîmé qui menace de s’effondrer complètement.

Roland c’est Arthur sous les traits de Clint Eastwood, la Tour Sombre, c’est son Graal.

En théorie, la Tour Sombre est au milieu d'un champ de roses rouges, mais l'illustration a quand même la classe, non ?

Cette quête pour sauver les mondes sera aussi celle de la rédemption pour Roland, qui devra se confronter à son passé et aux raisons qui ont fait que "le monde à changé". J’aime bien cette phrase ça fait critique sérieuse.

C’est bien mieux expliqué dans le bouquin mais le destin (le Ka) va obliger Roland à trouver des compagnons (et former un Ka-Tet) pour l’aider dans son périple. Et comme y a plus grand monde dans son univers, il va devoir aller les chercher dans le New York de notre univers et, pour simplifier, à différentes époques. Eddie est un junkie des années 90 qui devra se sevrer sur une plage occupée par des homard gigantesques et agressifs. Odetta est une afro-américaine schizophrène en fauteuil roulant kidnappée dans les années 60 et qui va mal le prendre. Jake, enfin, est un jeune garçon que le Pistolero sauvera de la mort dans les 70′s.

Odetta / Detta / Susannah... Elle est pas toute seule dans sa tête.

Je vais bientôt arrêter de spoiler (j’ai déjà balayé les deux ou trois premiers romans, à la louche), mais le Ka-Tet de Roland croisera aussi un train poseur d’énigmes, des animaux gigantesques, des sbires pas commodes, des personnages (ou des lieux) venus d’autres romans, ceux de King notamment (d’où les passerelles évoquée plus haut), avant de croiser l’auteur lui même.

Et la fin… La fin est juste l’une des plus belle, et peut-être la moins décevante, que j’ai jamais lu.

En plus de la "préquelle" à paraître (et prévue pour s’insérer entre les tomes 4 et 5), il existe un Vade Mecum (sorte d’encyclopédie de l’univers) en plusieurs tomes et un comic book retraçant l’histoire de Roland de façon plus chronologique, graphiquement impressionnant et qui se permet de combler certains vides dans l’histoire du roman (je vous en conseille la lecture après celle des trois premiers tomes du livre, au moins). Enfin, une adaptation ciné est en préparation entre les mains de Ron Howard (mais l’accouchement est difficile, risque de grossesse nerveuse ou de fausse couche à prévoir).

Jae Lee aux crayons, ça envoie !

La Tour Sombre c’est bon, mangez-en !

 
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Publié par le 10/01/2012 dans Livre

 

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Parental advisory comic books

Si vous pensez encore que les comics se limitent aux aventures de super-héros en combinaisons fluos moulantes dont les histoires sont (souvent mal) adaptées au cinéma, vous devez surement aussi penser que la BD franco-belge se limite aux héros à gros nez dont les histoires sont (souvent mal) adaptées au cinéma. C’est triste.

Pourtant, chez l’oncle Sam aussi, Il existe une multitude d’auteurs qui savent s’éloigner des codes du genre, les détourner ou créer leur propre univers. Cela donne des comics sombres, durs, violent, drôles et qui, en plus, font réfléchir.

En cette période de fêtes, où vous avez peut-être déjà offert Les Blagues de Toto en BD ou le quinzième tome (!!!) des Blondes à votre petit neveu, il n’est pas trop tard pour passer du côté du bon mauvais goût et de réparer l’irréparable (c’est que ce genre de bêtise laisse des traces). Si vous avez peur de choquer ses parents, courrez lui acheter un Calvin et Hobbes (BD recommandée par l’INPES). Sinon, choisissez parmi les innombrables ouvrages de la sainte trinité des auteurs de comics : Garth Ennis, Mark Millar et Warren Ellis.

Sélection.

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Transmetropolitan

On nous cache tout, on nous dit rien... Heureusement Spider Jerusalem est de retour !

Menacé par son éditeur, qui lui a payé d’avance deux livres jamais écrits, Spider Jerusalem est contraint de quitter sa retraite d’ermite et de faire son retour dans La Ville pour honorer son contrat. Journaliste gonzo par excellence, hargneux, violent, vulgaire, auto-destructeur et camé jusqu’à l’os, Spider va alors chercher à révéler toutes la Vérité. Il va donc se faire de nombreux ennemis intimes en dénonçant les dérives politiques et religieuses, les violences policières, le racisme, la corruption, la pauvreté ou la télévision (liste non-exhaustive).

Le récit oscille alors entre l’action directe des enquêtes de Spider et de ses Sordides Assistantes (le lecteur est à sa place de spectateur) et l’illustration des articles qui en découlent (le lecteur est directement interpellé par Spider). Le récit oscille aussi entre le rire et les larmes, la farce et l’engagement.

Transmetropolitan (Transmet’ pour les intimes) se déroule dans un univers post-cyberpunk. Le futur décrit est donc tristement crédible (imaginez un futur où les pleins pouvoirs auraient été donnés à une fusion de Skynet et Endemol) et on ne sort pas indemne de la lecture des 60 volumes de ce comics majeur.

Un comics majeur, on vous dit !

Transmetropolitan, par Ellis et Robertson, série terminée, VF chez Panini (6 volumes), VO chez Vertigo (10 volumes).

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The Boys

Vous en avez assez des super-héros en collant ? Eux aussi !

Grand pouvoir = grande responsabilité ? Envers les actionnaires surement, envers la population, c’est moins sûr…

Après la mort quelque peu violente de sa petite amie, tuées par "accident" par un super-héros en mission, P’tit Hughie est recruté par le Boucher et rejoint son équipe chargée de surveiller et calmer les ardeurs des encapés et de leur employeur.

Parce que oui, dans The Boys, super-héros c’est un métier, rémunéré par la vente de comics, la pub et le merchandising. Une fois sous contrat, libre à vous de vous adonner à vos pires vices. Tout est permis tant que vous ramenez de l’argent… Y compris faire quelques dommages collatéraux.

Oubliez le gentil Superman, le mignon Spider-man ou le classieux Batman, The Boys est trash, politiquement incorrect et certainement pas manichéen. Mises en abîme et réflexions profondes sur autant de sujets que la politique, la société de l’image, le pouvoir de l’argent…

Toute ressemblance ne serait pas fortuite

The Boys, par Ennis et Robertson, Série en cours, VF chez Panini Comics, VO chez Dynamite Entertainment.

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Preacher

Dieu existe et c'est un méchant fils de pute !

Lors d’un accident qui vaporise ses ouailles et rase son église, le révérend Jesse Custer se retrouve possédé par Genesis, une entité issu de l’accouplement interdit entre un ange et un démon. Accompagné par Tulip, son ex (et accessoirement tireuse d’élite), et Cassidy, un vampire irlandais alcoolique, le Preacher part à la recherche de Dieu pour lui poser deux ou trois question existentielles. A ses trousses, le Saint des Tueurs (tueur immortel au service de Dieu), le Graal (société secrète contrôlant les gouvernements et protégeant la lignée du Christ), la famille très équilibrée du Preacher…

Hommage décalé aux Western se déroulant dans un Texas poussiéreux peuplé de Rednecks tous plus tarés les uns que les autres, Preacher est aussi une sorte de version trash du Da Vinci Code où le descendant direct de Jésus serait un handicapé mental issu d’une famille incestueuse. Le reste des thèmes abordés (les relations familiale, la religion, la guerre entre ange et démon, etc…) est à l’avenant. Heureusement !

Tête de cul, un des personnage saints de corps et d'esprit qui peuplent The Preacher

The Preacher, par Ennis et Dillon, série terminée, VF chez Panini Comics (9 volumes), VO chez Vertigo (9 volumes).

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The Punisher

Explosive : front toward enemy

Après avoir perdu sa femme et ses enfants, tués sous ses yeux, Franck Castle, vétéran du Vietnam, n’a plus que la vengeance en tête. Il devient le Punisher et va combattre le crime de manière définitive.

Garth Ennis n’a pas créé le Punisher, le personnage ayant fait sa première apparition il y a déjà 37 ans. En revanche, il a donné un sacré coup de balais sur le mythe. En reprenant depuis le début l’histoire du vigilante de chez Marvel, Ennis signe un monument.

Avec Steve Dillon au dessin, il signe d’abord une quarantaine d’épisode d’un Punisher sous acide dans un univers Marvel malmené (quelques héros traditionnels -Dardevil, Spiderman ou Wolverine- s’y font joyeusement corriger). Comme dans The Preacher, les personnages tordus et les situations malsaines se succèdent dans un déluge de feu.

Sous la licence MAX de Marvel, Ennis reprend toute l’histoire de Franck Castle depuis le début dans un univers beaucoup plus réaliste peuplé de criminels et plus de super-héros/vilains. Sous le crayon de Fernandez, le Punisher est devenu une brute massive, faisant son âge (la guerre du Vietnam a pris fin en 75) et vraiment peur. Ennis prend le temps de détailler la psychologie de ses personnages et se permet même de lever le voile sur l’origine de la folie de Castle dans un Punisher : Born magistral.

D’autres ont repris le personnage depuis, mais après ça, qui s’en souci ?

Le Punisher de Fernandez

The Punisher, par Ennis et Dillon puis par Ennis et Fernandez, série "terminée", VF chez Panini (évidemment), VO chez Marvel.

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Kick Ass

Toi aussi, deviens super-héros

Vous avez peut-être eu l’occasion de voir l’adaptation ciné de ce comics. Si ce n’est pas le cas, et à moins que vous n’ayez une aversion pour Nicolas Cage, je vous la recommande (pour une fois qu’une adaptation tient la route). Évidemment, je vous recommande d’autant plus la version originale, papier.

Kick-Ass c’est le nom choisi par Dave Lizewski le jour où il décide de devenir un super-héros. Il se bricole un costume et poste une annonce sur le net, prêt à aider la veuve et l’orphelin.  Mais dans la vraie vie et sans pouvoirs, il est beaucoup plus dur (et beaucoup plus douloureux) de faire régner la justice que dans les comics.

Encore une mise en abime, par Millar cette fois. Kick-Ass est une série courte, brutale, réaliste. Pas de pouvoirs ni de batailles épiques pour sauver le monde, mais des gangsters de quartier, des costumes approximatifs, des armes réelles, des coups, de la torture… La violence décrite, très premier degré, prend aux tripes et le récit, nerveux et efficace, se laisse dévorer.

Ironiquement, la réalité rejoint aujourd’hui la fiction puisque le phénomène des héros masqués dans la vraie vie est arrivé dans certaines villes des Etats-Unis.

Hitgirl, 8 ans, machine de guerre.

Kick-Ass, par Millar et Romita, série terminée, VF chez… Panini (2 volume), VO chez Titan Books Ltd (intégrale)

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Wanted

Un loser absolu, sorte de paillasson cosmique, découvre qu’il est le fils d’une légende du crime fraichement assassiné, qu’il est balaise un flingue à la main, que les super-vilains contrôle secrètement le monde et qu’il va devenir l’un d’entre eux. Il est temps pour lui de régler quelques comptes.

Si vous vouliez savoir ce qu’il se passerait si les super-vilains se débarrassaient des super-héros, ce comics est pour vous. Moins abouti peut-être que Kick-Ass, Wanted reste jouissif car décomplexé et complètement amoral (le nombre de mort gratuite est hallucinant). Raconté à la première personne, c’est un appel à tout foutre en l’air, un carpe diem ponctué du majeur dont le seul défaut est de finir trop tôt. A ne pas mettre en toutes les mains.

Si vous ne savez pas lire ou si vous aimez vraiment Angelina Jolie, Wanted a aussi été adapté au ciné. Ceci dit, c’est un film moyen avec des acteurs connus et pas grand chose à voir avec le comics.

Wanted, par Millar et Jones, Série terminée, VF chez Delcourt, VO chez Top Cow Production Inc.

 
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Publié par le 22/12/2011 dans [BD]

 

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Occupes tes soirées avec… Community

A l’heure où j’écris ces lignes, Zach Braff a définitivement quitté le Sacré Coeur, Better Off Ted n’a toujours pas ressuscité, Ted Mosby n’a toujours pas rencontré la mère de ses enfants et The Big Bang Theory commence sérieusement à ressembler à une version 2011 de Friends. L’heure est donc grave.

Heureusement, en fouillant un peu, au hasard d’une discussion ou d’une émission (sur Nolife en l’occurrence), on découvre encore des pépites d’humour pour égailler ses longues soirées d’hiver. Et cette pépite, c’est Community.

La série débute avec l’arrivée au Greendale Community College de Jeff Winger. En cherchant à séduire la première jolie fille qui passe, il se retrouve coincé dans un groupe d’étude hétéroclite.

Bon, posé comme ça, le pitch est pas hyper flamboyant, nous sommes d’accord. Mais n’est-ce pas le cas de toutes les sitcom ? Sérieusement, celui de Friends c’est juste "une bande d’ami partage un salon (et un peu de fluides corporels à l’occasion)" et ça à fonctionné dix ans…

"Les années 90, bonjour !"

Là où Community innove, c’est en confrontant des personnages qui n’ont aucun lien, aucun antécédent, rien en commun. Leur mondes sont incompatibles, mais ils devront pourtant travailler ensemble (l’espagnol en théorie) pour réussir leur(s) année(s) :

  • Jeff est un ancien avocat rayé du barreau pour avoir contrefait son diplôme. Il est beau, cool, frimeur, tchatcheur, branleur…
  • Britta, en plus d’avoir un nom de philtre à eau, est une ancienne anarchiste, féministe et indépendante, essayant de reprendre sa vie en main.
  • Pierce est un vieux chef d’entreprise soixante-huitard en quête d’un nouveau sens à sa vie, complètement dépassé par ce qui l’entoure.
  • Annie est une jeune étudiante, un peu naive, un peu prude, sortant de désintox.
  • Troy est un ancien champion de foot, très sûr de lui, dont la carrière fut brisé par un accident…
  • Shirley est une mère divorcée, très chrétienne, reprenant ses études pour pouvoir créer son entreprise.
  • Enfin, Abed, étudiant en cinéma, est le geek ultime, obsédé par la pop culture (notamment The Breakfast Club).

Les jeux Cafoutch : Sauras-tu retrouver qui est qui sur ce portrait de famille ?

Ajoutez à ça un prof d’espagnol chinois tyrannique auto-surnommé El Tigre, un doyen obsédé par le politiquement correct et les "vraies" universités, une mascotte cauchemardesque et quelques autres personnages récurrents du même acabit et vous obtenez un grand, joli, et jouissif, n’importe quoi.

Community n’échappe pas à une certaine dose de bons sentiments et de moralisme (n’est pas South Park qui veut), mais l’humour rattrape le coup sur trois fronts majeurs : l’impertinence, l’humour geek et le grand n’importe quoi. L’impertinence, parce qu’avec des personnages si différents on a droit à un déluge de vannes sexuelles, racistes, sexistes, homophobes et/ou gay-friendly. L’humour geek car Community est bourré de références dans tous les sens, placées de façon plus ou moins évidentes mais toujours en rafale. Enfin, le grand n’importe quoi dans les dialogue et les situations hautement improbables : procès dans une piscine, billard avec port du short obligatoire, Battle Royal au paintball (un des meilleurs épisodes) , la mascotte…

Diffusée depuis 2009 aux États-Unis, cette série risque fort malheureusement de ne jamais être diffusée en France tant les références culturelles sont difficilement adaptables. Le principe de Community College (grosso modo, une fac de seconde zone) n’a aucun équivalent chez nous et seule une petite moitié des célébrités, des films, émissions ou séries cités ont traversé l’Atlantique sans encombre. Certes, c’est aussi le cas dans d’autres sitcom (Big Bang par exemple), mais si on pouvait éviter la catastrophe d’une adaptation française bâclée à la Comment je l’ai Rencontré, l’humanité toute entière en serait reconnaissante.

A l’heure où j’écris ces lignes, la série est entre la vie et la mort (la diffusion de la fin de la saison 3 a été repoussé sine die par NBC) et risque fort de rejoindre Better Off Ted au cimetière des bonne séries arrêtées trop tôt. Ceci dit, le cursus du groupe devait ne durer que trois ans et faire redoubler tout le monde aurait été que moyennement crédible. De plus, mieux vaut une bonne série dont on regrette l’arrêt qu’une bonne série dont on regrette le renouvellement (et elles sont tellement nombreuses).

 
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Publié par le 17/12/2011 dans [Série]

 

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