L’avis éclairé, péremptoire et récurent de Cafoutch !

Cet article a été écrit il y a trois ans et, allez savoir pourquoi, n’a jamais été publié.

Comme je suis une grosse feignasse et que le contenu est (presque) toujours d’actualité, je me permet de le publier aujourd’hui, comme ça, sans vergogne.

Le titre est celui d’origine. Je ne vois pas d’autre explication au mot « récurent » qu’une naïveté et une fraicheur de ma jeunesse d’alors…


Week-end des 11 et 12 aout 2012

FILMS :

Bad Teacher

cameron-diaz-bad-teacher-bad-teacher-23846058-500-333J’avais très peur d’une comédie lourdingue à la ricaine et en fait, non.

C’est trash et violent dans les propos (bien que gentillet à l’image), le personnage principal (Cameron Diaz) est détestable à souhait, Justin Timberlake est à contre-emploi (c’est souvent là qu’il est le meilleur), les personnages secondaires sont tous plus barrés les uns que les autres et les gamins en prennent plein la tronche.

C’est assez jubilatoire jusqu’au happy end (on est quand même dans un film américain) qui se permet d’éviter le politiquement correct.

Note de 2015 : je viens de découvrir que le film avait été adapté en série sur CBS, mais sans Cameron Diaz du coup…

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Conan (version 2011)

0816462_bigLa comparaison inévitable avec le Conan version Schwarzi fait mal, mais même sans ça, le film est juste mauvais.

Le début est trop long, trop peu crédible et trop sentimental :
– Crédibilité : j’ai 12 ans et je défonce 4 guerriers à mains nues avant de ramener leur tête à papounet.
– Barbarisme primaire : oh non, ma femme est morte ; oh non, mon père est en danger ; oh non, mon fils ne doit pas se sacrifier pour moi.
On est loin de la brutalité sommaire et peu bavarde du film de de Laurentis.

L’intro d’une bonne demi-heure est suivi par une ellipse en forme d’aqueduc qui permet de ne pas expliquer comment Petit-Conan est devenu Montagne-de-Muscles-Conan. Pas forcément utile mais pour donner de la profondeur à un personnage, on fait mieux (oui, comme dans le Conan original, par exemple).

La suite n’est qu’une course poursuite/vengeance bien saignante et plein de jolis effets numériques dans de jolis décors numériques.

Attention, spoiler de bâtard : à la fin Conan gagne, sauve la fille et la laisse en plan. Une fin magnifique s’il en est !

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Solomon Kane

SOLOMON-KANE

J’ai découvert après coup que ce personnage était, comme Conan, né sous la plume d’Howard. Du coup, après avoir vu le film, je n’ai plus du tout du tout du tout envie de lire le livre.

Note des 2015 : Je n’ai AUCUN souvenir de ce film !

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The Hunger Games

imagesPrenez un bout de The Running Man (pour le côté télé-réalité meurtrière en guise de punition/sentence/espoir de liberté/rédemption) et un gros, gros bout de Battle Royale (pour le côté lutte à mort entre ados) et vous obtenez un long film chiant et pas original, au background à peine effleuré et au final moisi.

Là aussi, j’ai très envie de lire le livre…

Note de 2015 : je dois faire mon mea culpa sur ce coup, puisque depuis, je me suis forcé à regarder le 2, que je l’ai bien aimé, que j’ai ensuite vu le 3 et que maintenant je veux connaitre la fin. Oh, et je suis aussi tombé amoureux de Jennifer Lawrence depuis…

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BANDESSINEE :

Canardo – Intégrale volume 2 :

9782203044432Pour ceux qui ne connaitraient pas Canardo, il s’agit d’un inspecteur (qui serait plutôt détective dans les faits, mais on sait jamais trop), désabusé et alcoolique trainant sa carcasse de canard dans des basses-cours glauques et boueuses pour résoudre des affaires dont il ne veut pas et aider des gens qu’il n’aime pas. La série de Sokal est noire, crade et déprimante, mais certaines histoires sont des chefs-d’œuvre de cynisme et/ou de poésie.

Et c’est plutôt le cas des trois histoires de cette intégrale :

   – La marque de Raspoutine, qui marque le retour de l’ennemi juré du canard dans une histoire d’amour fantastique et contre nature.

   – L’Amerzone. Ma préférée. Canardo poursuit un vieil homme courant après un rêve dans un pays Sud-Américain en proie à une dictature militaire.

    – La Cadillac Blanche : une histoire d’enlèvement sur fond de guerre civile.

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Les Gardiens du Maser, tomes 7 et 8 5137U0h1YVL._SX258_BO1,204,203,200_

Ayant beaucoup aimé le premier cycle en 6 volumes (une histoire originale, bien menée et servie par le dessin magnifique de Frezzato), j’étais curieux de voir ce qu’allait donner cette préquelle…

Verdict : c’est joli, c’est pas du Frezzato (qui a confié le dessin à un autre), mais c’est joli !

En revanche, à la lecture du tome 6, je n’ai pas compris l’utilité de faire une BD sur une histoire déjà connue. En effet, les évènements décris dans la préquelle reprennent l’explication finale du cycle précédent.

Mais après tout, développer les évènements fondateurs de la saga pouvait être intéressant. Problème, le tome 8 est juste incompréhensible.

Ça part dans tous les sens et comme les personnages sont à peine présentés dans le tome précédent, on ne sait pas bien qui est qui, qui fait quoi, ni pourquoi ni comment.

Ne parlons même pas de la magie ou de la technologie utilisée… C’était pourtant un point fort du premier cycle grâce aux annexes illustrées.

Du coup, là, les rebondissements tombent à plat, on subit complètement l’histoire.

Grosse, méchante déception !

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La Fontaine de Médiocrité

album-cover-large-17364Troisième volume de l’adaptation papier du blog de Monsieur Le Chien (MLC pour les intimes).

Monsieur Le Chien (non, je ne suis pas un intime) est un des rare auteurs (avec Boulet) à me faire rire pour de vrai à la lecture de ses petits mickeys.

L’humour étant une question de (bon) goût, je vous laisse vous faire une idée en vous conseillant son blog : www.monsieur-le-chien.fr

Celui de boulet : www.bouletcorp.com/

 


 

 

Post scriptum (sans scriptum du tout) : si quelqu’un sait ce qu’est une vergogne, je suis preneur…

L’avis éclairé, péremptoire et récurent de Cafoutch !